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VI. — FAMILLE DES NÉRÉIDIENS de Quatrefages

Genre V£EREIS Cuvier char. emend.

Nereis kerguelensis Mac Intosh.

W.-C.MacIntosh, Annelida Polychæta, The Voyageof H. M.S. «Challenger» , 1885, p. 22, PI. XXXV, fig. 10-12 ; PI. XVNIA, fig. 17-18. E. Ehlers, Polychæten der hamburger magalhaensischen Sammelreise, 1897, p. 69, Taf. IV, fig. 81-93.

— Die Anneliden der Sammlung Plate, Zoolog. Jahresber. Suppl. Fauna chilensis, 1901, p. 260.

— Die Polychæten des magellanischen und chilenischen Strandes. Ein faunistischer Versuch, Berlin, 1901, p. 105.

Ch. Gravier, Annélides Polychètes, Exrpédilion antarclique française (1903-1905), 1906, D;

Ce Néréidien, qui a été trouvé en premier lieu aux îles Kerguelen,

(4) d.Rermisen, Die pelagischen Phyllodociden und Typhloscoleciden der « Plankton-Expedition », Bd. Il, 1895, p. 56.

(2) R. Souruerx, Fisheries, Ireland, Scientific Investigations, HI, 4910, p. 33.

(3) R. SoUTHERN, ibid., p. 34.

comme son nom l'indique, a été recueilli par M. le D°J. Liouville en plusieurs points de la région antaretique explorée par le « Pourquoi Pas? », soit à mer basse, comme à Petermann, à Port Circoncision et dans la baie de l’Amirauté, soit dans les matériaux du dragage effectué devant Port Lockroy, chenal de Roosen (latitude : 6404933" sud; longitude : 65° 49 18"ouest), le 26 novembre 1909, à 70 mètres de profondeur, sur un fond de vase et de cailloux. Le « Français » l'avait rapporté des iles Booth-Wandel, Anvers, et de la baie Biscoe. Il existe également dans la région magellanique, aux iles Falkland et à la Géorgie du Sud. C'est done une espèce très répandue dans les contrées antaretiques. Elle esl très facilement reconnaissable à l’armature de la trompe et à la forme des parapodes. Ehlers, après Mac Intosh, Pa décrite ettigurée sous la forme immature et sous la forme épigame, mâle et femelle. Un des exemplaires de Port Circoncision, recueilli le 2 octobre 1909, passait à la forme épitoque : les yeux très développés étaient en voie de transformation.

La pseudo-segmentation des cirres tentaculaires, indiquée par Eblers, est assez nette chez certains exemplaires ; elle s'efface complètement chez d'autres

Genre PERINEREIS Kinberg char. emend.

Perinereis variegata Grube.

Grube, Annulata Œrstediana, Vid. Meddel. nalurh. Füren., Kjôbenhavn, 1858, p. 164. Ehlers, Die Polychæten des magellanischen und chilenischen Strandes. Ein faunistischer Versuch, Berlin, 1901, p. 112, Taf. XIV, fig. 1-21.

Je rapporte avec quelque réserve au Vereis varteqala Grube un exemplaire entier, en état passable de conservation, de 28 millimètres de longueur, que le « Pourquoi Pas? » a rapporté de Joacema (Brésil). Sur la ligne médiane dorsale est une série de ponctuations noires, beaucoup mieux marquées sur la seconde moitié du corps que sur la première. Cette ornementation se rapproche fort de celle quiest figurée par Schmarda chez le Wastigonereis podocirra (1), qu'Eblers fusionne avec l'espèce de Grube.

(1) L.-K. Scumarpa, Neue wirbellose Thiere, 11° Hälfte 1861, Taf. XXXT, fig. 247

La languette de la rame dorsale est très développée dans la partie postérieure du corps. Le cirre n’est pas inséré à l'extrémité de la languette, mais assez en retrait de celle-ci.

A la trompe, l’armature est la suivante :

Anneau maxillaire : 1, paragnathes disposés en # séries longitudinales comptant respectivement 2, #, 4, #, paragnathes ;

Il, HE, IV, groupes de paragnathes inégalement développés, sans caractères particuliers.

Anneau basilaire : V, un seul paragnathe conique très développé ;

VI, un grand paragnathe en lame transversale, caractéristique du genre Perinerets ;

VIT et VIII, groupes fusionnés en deux rangées de paragnathes coniques volumineux.

En ce qui concerne le groupe 1, la composition est assez différente de ce qu'indique Ehlers. Cet auteur a d’ailleurs signalé en détail les variations qu'il a observéeschez cette espèce, relativement à la coloration, aux caractères des parapodes, des soies, et à l'armature de la trompe.

Sous le nom de Vereis variegata, Ehlers a groupé les espèces suivantes, outre la forme décrite en premier lieu par Grube : Wastigonereis podocirra Schmarda, Mastigonereis longicirra Schmarda, Paranereis elegans Kinberg, Nereis Slimpsonis Grube, Wereis feror Hansen, Nereis obscura Mansen, Wereis cærulea Mansen, Vereis microphthalma Hansen, Vereis pannosa Grube et Naumachius pannosus (Grube).

D’après la synonymie établie par Ebhlers, l'espèce en question exislerait non seulement sur les côtes du Chili septentrional, à Junin (19° latitude sud) et dans la région magellanique (Lennox Cove), mais

aussi au Cap de Bonne-Espérance et à Ceylan.

VII — FAMILLE DES Z'UNICIENS Grube Genre LUMBRICONEREIS Blainville, Grube rev.

Lumbriconereis magalhaensis Kinberg.

(PI. III, fig. 35-36.)

J.-G.-H. Kinberg, Annulata nova, Œfe af Kongl. Velensk.-Akad. Fürhandl., 1864, p. 508.

ANNÉLIDES POLYCHÈTES. 79 Ed. Grube, Annelidenausbeute von S. M. $S. « Gazelle », Monalsber. Akad. der Waissensch., Berlin, 1877, p. 531.

E. Ehlers, Polychæten der hamburger magalhaensischen Sammelreise, 1897, p. 574. — Die Anneliden der Sammlung Plate, Zool. Jahrb., suppl. Fauna chilensis, TI, 1901, p. 263.

— Die Polychæten des magellanischen und chilenischen Strandes. Ein faunistischer Versuch, 1901, p. 136.

Ch. Gravier, Annélides Polychètes, Expédilion antarclique française (1903-1905), 1906, p. 30.

E. Ehlers, Die bodensässigen Anneliden aus den Sammlungen der deutschen Tiefsee Expedition, Jena, 1908, p. 99.

Au cours de recherches faites à marée basse à Petermann, M. le D'J. Liouville a recueilli deux exemplaires de cet Eunicien: ilen a découvert un troisième dans les matériaux d'un dragage pratiqué Île 27 décembre 1909, à l’anse ouest de la baie de l'Amirauté (île du Roi George), à la profondeur de 75 mètres, sur un fond de vase grise et de cailloux, où la température était de + 0,2. Ces trois exemplaires sont incomplets; le plus gros des trois, celui de la baie de l’'Amirauté, a 6 centimètres de longueur et 5 millimètres dans sa largeur maxima. Il porte des soies composées dans les 16 premiers sétigères. |

Ehlers à fait remarquer qu'une des particularités de cette espèce est tirée du caractère du prolongement antérieur du second segment, qui forme la partie moyenne du bord buccal. Chez les jeunes exemplaires de Petermann, les choses se présententcommele montre la figure 36 (PL TT. Le prolongement du second segment est parcouru dans toute sa longueur par un sillon médian, qui se poursuit jusqu’à la ligne de séparation du troisième segment, premier sétigère. Les bourrelets buccaux sont assez peu développés. Chez l'individu le plus âgé, l'aspect diffère légèrement (PI. IE, fig. 35). Les bourrelets buccaux sont beaucoup plus épais et développés vers le haut. Le prolongement du second segment présente un bourrelet médian faiblement élargi à sa partie postérieure et s'étendant, comme le sillon précédent, jusqu'au premier sétigère. Ce bourrelet est d'ailleurs placé ici asymétriquement par rapport aux sillons de séparation du premier et du deuxième segments. Le bord buccal est beaucoup plus plissé que chez les jeunes individus.

Ehlers a mentionné une disposition semblable dans la partie

moyenne du lobe buccal chez le Lumbriconereis sphærocephala (Schmarda) (1).

Le Lumbriconereis magalhaensis Kinberg a été trouvé par la première expédilion antarctique française, à l'île Booth Wandel et à Port Charcot. Il était connu antérieurement en de nombreux points de la région magellanique la « Valdivia » l’a recueilli au voisinage de l’île Bouvet, à

Port Gazelle (Kerguelen) et sur le bane à l’est de Kerguelen.

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