VII. — FAMILLE DES APHRODITIENS Savigny s. st
Genre LETMATONICE Kinbereg.
Lætmatonice producta Grube.
Lætlmonice producla Ed. Grube, Anneliden-Ausbeute S. M. S. der kôünigl. Akad. der Wissensch., Berlin, 1877, p. 512.
Lætlmonice producla W.-C. Mac Intosh, The voyage of H. M.S. « Challenger », Scientific Reports. Zoology, vol. XII, 1885, p. 39 ; PL VI, fig. 1, 2, 3 ; PI. VII, fig. 3; PENTIER Re SPAIN te ER EP NAS ir ES:
Lælmonice producla FI. Buchanan, Reports on Polychæts, Scientif. Proceed. Roy. Dublin Soc., N.-S., vol. VIII, 1893-1898, p. 169.
Lælmalonice producla E. von Marenzeller, Südjapanische Anneliden, 111, Aphroditea Eunicea, Denksch. der malh.-nalurwiss. Classe der Kaiserl. Akad. der Wissensch.… Bd. LXII, 1902, p. 567.
Lælmalonice producla E. Elhlers, Die bodensässizen Anneliden aus den Sammlungen der deutschen Tiefsee-Expedition, 1908, p. 40.
Lælmalonice producla Ch. Gravier, Annélides Polychètes. Voyage de M. Rallier du Baty aux Kerguelen, Ann. de l’Inst. océanogr., t. III, fasc. 3, 1911, p. 32.
« Gazelle », Monalsber.
Le dragage effectué, le 26 décembre 1909, au milieu de la baie de l'Amirauté (île du Roi George, Shetlands du Sud; latitude : 629 12’ sud; longitude : 60055" ouest de Paris environ), à 420 mètres de profondeur, sur un fond de vase et de cailloux, où la température était 00,3 C., a ramené à la surface cinq exemplaires de Lætmatonice producta Grube, de très belle taille. L'un deux à 15 centimètres de longueur et 57,5 dans sa plus grande largeur, v compris les soies. IT compte »1 sétigères avec 20 paires d'élvtres. Mac Intosh indique pour ses plus grands spécimens : 10 centimètres de longueur, 5 centimètres dans la plus grande largeur.
(4) E. Eurers, Neuseeländische Anneliden (Abhandl. der kônigl. Gesellsch. der Wissensch. zu Gôttingen, math.-phys. Klasse, Neue Folye, Bd. HE, n° 1, 1904, p. 33, Taf. V, fig. 4).
Ce superbe Aphroditien a une aire de distribution très étendue. On le connait aux Kerguelen, à Heard Island {Mac Intosh}, à 50 milles au large de la côte d'Irlande, à 500 brasses de profondeur (Miss F. Buchanan) et à Eno-Sima, au Japon (E. von Marenzeller).
Il semble que cette espèce présente, dans les eaux profondes, plusieurs variétés. Mac Intosh à décrit une variété à 18 paires d’élytres (var. Wyvoillei) et trois variétés à 15 paires d'élytres (benthaliana, Willemuwst, assimilis): il considère les exemplaires recueillis dans le
voisinage de la côte irlandaise comme une variété distincte (lriannica).
Genre £NIPO Kinberg.
Enipo rhombigera KEhlers.
E. Ehlers, Die bodensässigen Anneliden aus den Sammlungen der deutschen Tiefsee- Expedition, Jena, 1908, p. 47, Taf. IV, fig. 1-12.
A l'exception d'un seul exemplaire pris à Petermann, les autres exemplaires de cette espèce proviennent de dragages : 1° un exemplaire, du dragage fait le 16 janvier 1900, sur des rochers, à 250 mètres de profondeur (la température de l'eau au fond étant de + 10,6 C.), près de la Terre Alexandre (latitude : 680 34" sud ; longitude : 72° 5'ouest de Paris) ; 20 10 exemplaires, du dragage du 20 janvier 1909, à 200 mètres de profondeur, sur un fond de roches, gravier, vase, dans la baie Marguerite; 3° un individu, pris le 12 janvier 1910, dans un fond de sable vaseux à 400 mètres de profondeur, en bordure de la banquise (latitude : 700 10° sud; longitude : 88° 50° ouest de Paris).
Tous ces exemplaires sont en médiocre état de conservation ; la plupart ont perdu leurs longs cirres dorsaux et la très grande majorité de leurs élytres. L'un de ceux qui proviennent de la baie Marguerite est parasité par des Copépodes.
Cette espèce est très reconnaissable à l’ornementation de la face dorsale, aux bandes qui sont ici d’un violet foncé chez les animaux conservés et qui sont localisées sur les segments élytrigères. On constate quelques variantes dans cette ornementation. Chez la plupart
des individus, elle se réduit aux bandes transversales des segments
2 Expédition Charcot. — GrAvier. — Annélides Polychètes. 11
82 ANNÉLIDES POLY CHEÈTES,
élytrigères. Chez certains, la bande se divise en deux autres, séparées par un espace médian qui reste incolore, et les segments intercalaires portent de chaque côté une bande beaucoup plus réduite, ou même, en arrière, deux taches punctiformes. Chez d’autres, on observe le même dédoublement sur les segments élytrigères, mais les segments interea-
laires ne sont pas pigmentés. Chez d'autres encore, Îles bandes sont
continues — ou à peine échancrées en arrière sur la ligne médiane sur les segments élytrigères, et les côtés de la face dorsale sont fortement pigmentés sur tous les segments. Chez d'autres enfin, il existe deux ponctuations sur chaque segment, en arrière de la région couverte par les élytres. Ces derniers sont incolores, minces, translucides.
L'Enipo rhombigera Eblers a été trouvé par la « Valdivia » au voisinage de la côte orientale de l'ile Bouvet, sur un sable volcanique, la température du fond étant E 00,6 C., à la profondeur de 457 mètres(latitude : 54° 28
sud; longitude : 3° 30’ ouest de Greenwich). Il à été également recueilli à 390 mètres de profondeur, à la station d'hivernage de la « Deutsche
Südpolar Expedition », près de la Terre de l'Empereur Guillaume I.
Genre AERMADION Kinberg.
Hermadion Rouchi Gravier.
(PL IL, fig. 33-34 ; PL IV, fig. 45-51 ; PI. VII, fig. 74.) Ch. Gravier, Sur les espèces nouvelles de Polychètes provenant de la seconde expédition antarctique française (1908-1910). Bull, Mus., Hist. Nal., t. XVII, 1911, p. 312.
Trois exemplaires de cette espèce ont été recueillis dans les matériaux du dragage effectué le 20 janvier 1909, à 200 mètres de profondeur, sur un fond de roches, gravier, vase, dans la baie Marguerite. Le plus grand et le mieux conservé de ces trois spécimens a 42 millimètres de longueur, 18 millimètres dans sa plus grande largeur, et compte 42 sétigères. Des deux autres, le plus développé a 24 millimètres de longueur, 17 millimètres de largeur maxima, avec 33 sétigères ; le corps seul, sans les parapodes, à 6 millimètres de largeur.
Ce Polynoïdien a une physionomie tout à fait spéciale, à cause des
très grandes soies dorsales, d’un beau jaune, rectilignes, orientées dans
toutes les directions, et qui lui donnent un aspect rappelant celui des Hermiones. Chez le plus grand exemplaire, elles laissent la partie médiane du dos à nu dans la région antérieure du corps ; mais en arrière, elles s’entre-croisent et s’enchevêtrent de façon à masquer presque complètement le tégument dorsal. Il en est ainsi dans toute la longueur du corps chez les deux plus jeunes individus.
Le prostomium (PI. IV, fig. 45) est divisé en deux moitiés symétriques, séparées par une légère dépression où vient s'attacher l'antenne médiane; chacune d'elles se prolonge en avant en une petite corne frontale. Les deux yeux antérieurs, tout à fait marginaux, sont situés au niveau de l'insertion des cirres tentaculaires ; les postérieurs sont plus grands et plus rapprochés. L'antenne médiane est très longue; elle est un peu plus courte cependant que les cirres tentaculaires et présente la même ornementation qu'eux. Au-dessous d'elle, s'attachent les deux latérales, au voisinage immédiat l’une de l’autre. Elles sont pigmentées en violet, sauf à leur extrémité, qui s’eflile assez brusquement. Les palpes sont longs et puissants ; leur largeur déeroit régulièrement depuis leur base Jusqu'à leur extrémité terminée en pointe.
Sur le premier segment, sont insérés les cirres tentaculaires ; les deux longs articles basilaires sont fusionnés à leur origine. Sur la face interne de la base commune (PI. IV, fig. 46), on voit, entre les deux eirres, un mamelon sétigère conique, traversé suivant son axe par un acicule conique droit très puissant et très long, qui se continue bien au-dessous de l'insertion extérieure des deux appendices. Sur ce mamelon est fixée dorsalement une soie un peu arquée, qui a les caractères des soies dorsales des mamelons sétigères normaux. Les cirres tentaculaires sont longs et grèles et se terminent en une pointe eflilée, que précède un renflement peu marqué ; à quelque distance au-dessous de ce renflement, est une zone pigmentée en violet foncé ; des ponctuations de même teinte, mais moins drues, se voient dans la partie eflilée terminale et aussi dans la région proximale jusqu’à la base d'insertion.
Le second segment, premier sétigère proprement dit, porte la première paire d'élytres; les soies dont il est pourvu ont les mêmes caractères,
mais sont de taille plus réduite que celles des segments suivants.
84 ANNÉLIDES POLYCHÈÊTES.
Dans la région moyenne du corps, les parapodes, complètement développés, ont l'aspect représenté dans la figure 74 (PI VIN).
Les deux rames sont bien développées et nettement séparées. La rame dorsale se présente sous la forme d'une bosse très saillante, traversée dans sa partie inférieure par un fort acicule dont la pointe fait saillie latéralement. Dans cette bosse, sont implantées des soies dorsales extrêmement fortes, inégalement longues, orientées dans toutes les directions, ce qui explique leur enchevétrement d’un parapode à l'autre de chaque côté du corps, et d’un parapode à celui du côté opposé sur le même segment. Ces soies sont droites: elles se terminent en pointe mousse (PI. IV, fig. 47); à un grossissement suflisant, on distingue un fin canal axial. Le bord de la plupart d'entre elles ne montre aucune denticulation; leur section à la forme d'un rectangle à angles arrondis; elles sont donc aplaties; aucune de leurs faces n'offre trace d’ornementation, du moins pour le plus grand nombre ; on y voit seulement quelques fines stries longitudinales à une petite distance du sommet. Dans la partie inférieure des faisceaux dorsaux, on constate, sur les soies les plus voisines des ventrales, une première indication de denticulations à peine ébauchées (PL IV, fig. 48). On distingue de légères saillies, à peine discernables sur Fun des bords, avec la trace de denticulations sur les deux faces opposées adjacentes.
La rame ventrale se prolonge en une languette traversée par un solide acicule. Les soies ventrales sont également très longues, mais plus grèles:; toutes de même forme, elles diminuent de longueur des plus dorsales aux plus ventrales. La figure 49 (PL IV) représente l'extrémité distale d'un type moyen; cette extrémité, légèrement coudée, se termine par une pointe un peu recourbée. En général, on ne distingue pas de dent subterminale; cependant quelques soies ventrales présentent, au-dessous du sommet, une petite dent aiguë dont l'extrémité est orientée vers le crochet terminal (PI. IV, fig. 50). Sur chacune des deux faces opposées de la soie, il existe des séries de denticulations disposées parallèlement les unes aux autres et formant des crans saillants sur les bords. Dans la région où cessent ces denticulations,
la largeur de la soie est un peu plus grande.
A' la base même de la bosse formée par la rame dorsale, en arrière de celle-e1 et sur son bord interne, s'insère le cirre dorsal: Particle basilaire est bien développé; le cirre dorsal proprement dit est long et grèle ; 11 présente un faible renflement et se termine par une pointe eflilée ; son ornementation est toute semblable à celle des cirres tentaculaires. Le cirre ventral est de longueur moyenne; il se rétréei graduellement à partir de sa base ; il n'est pas pigmenté. Les cirres ventraux du second segment ont un développement comparable à celui des cirres tentaculaires.
Les éljtres sont de forme arrondie (PI. IV, fig. 51). Leur face supérieure est parsemée de taches de teinte brune peu foncée ; dans la partie postérieure, 1l existe de nombreuses traînées d'un violet presque noir. Dans la même région, l’élytre est pourvu de piquants assez nombreux, formant une rangée presque continue sur le bord, Ce sont de pointes translucides, à extrémité mousse, reposant sur un socle arrondi de même nature qu'elles-mêmes, tantôt droites (fig. 33, PL TD), tantôt arquées (fig. 34, PI TI) ; la partie axiale granuleuse se laisse voir par transparence. Ces élytres sont au nombre de 15 paires et sont répartis comme d'ordinaire. La partie postérieure n'est pas couverte par les élytres, mais elle l'est par les soies dorsales.
Sur la face dorsale de la partie antérieure du corps, la pigmentation est peu intense; elle l'est beaucoup plus à partir du sixième ou du septième sétigère; elle se présente sous forme de bandes transversales d'un violet foncé, qui s'étendent dans toute la largeur du dos, entre les parapodes, et qui sont séparées par des bandes incolores de même largeur. Il y à en moyenne deux de ces bandes par segment. D'une manière générale, la pigmentation est beaucoup moins marquée chez Pindividu le plus grand que chez les deux autres plus jeunes; il est possible que le pigment ait été dissous par le liquide fixateur.
La trompe, extroversée chez les deux petits exemplaires, est recouverte d'un épithélium d’un noir profond. Elle possède à son sommet deux paires de mâächoires du type habituel chez les Polynoïdiens, et deux rangées, l’une dorsale, Pautre ventrale, de neuf papilles chacune,
revêtues d'un épithélium noir, comme la trompe elle-même.
Avec son corps trapu, court, dont la partie postérieure est à nu, son antenne médiane à inseftion marginale, les deux autres à insertion ventrale, les soies dorsales beaucoup plus développées que les ventrales, ce Polynoïdien peut être rangé dans le genre Æermadion Kinberg, quoique, chez ce dernier, les soies dorsales soient dentées en scie: cette denticulation est d'ailleurs, chez certaines espèces, très faiblement indiquée. En tout cas, les dimensions exceptionnelles des soies dorsales donnent à cette espèce une physionomie très spéciale et une place tout à fait à part dans ce genre.
Les soies dorsales lisses du Polynoïdien décrit ci-dessus ne sont pas d'un type commun chez les Polychètes de la même tribu ; on en trouve cependant de plus ou moins semblables à celles dont il a été question plus haut chez diverses formes, notamment chezle Polynoe synophthalma Mac Intosh (1), chez le Polynoe (Macellicephala) nuirabilis Mac Intosh (2), chez lAermadion molluscum Eblers (3, chez l'£nipo rhombigera
Ehlers (4), etc.
Hermadion magalhaensi Kinberg.
Hermadion magalhaensi Kinberg, Nya Slægten, Œfv. of Kong. Velensk.-Akad. Fürhandl. 1855, p. 386.
— — Kinberg, Freg. Eugenies Resa, Zool. Annulata, Taf. VI, fig. 32. = — E. Ehlers, Polychæten der hamburger magalhaensischen Sammelreise, 1897, p. 15.
— — E. Ehlers, Magellanische Anneliden, ANachr. Gesellsch. der Wissensch., Güllingen, malhem.-physik. Klasse, 1900, p. 209. — = E. Ehlers, Anneliden der Sammlung Plate, Zoolog. Jahrb., suppl. Fauna chilensis, Il, 1901, p. 256.
E. Ehlers, Die Polychaeten des magellanischen und chilenischen Strandes. Ein faunistischer Versuch, Berlin, 1901, p. 43. — — E. Ehlers, Die bodensässigen Anneliden aus den Sammlungen der deutschen Tiefsee-Expedition, Jena, 1908, p. 46. Hermadion kerguelensis Mac Intosh, Annelida Polychæta, The Voyage of H. M.S. Challenger », vol. XII, 1885, p. 105, PI. XI, fig. 5 ; PI. XII, TD 4 VI
Un seul exemplaire de ce Polynoïdien a été trouvé dans les matériaux
(1) W.-C. Mac-Ixrosn, Annelida Polychæta {The Voyuge of H. M. S. « Challenger », vol. XII, 1885, p. 122, PL. XIV, fig. £;, PI. XX, fig. 5; PL. XITA, fig. 12-13).
(2) 16td., p. 424, PL XVI, fig. 1; PL. XIIA, fig. 9-44.
(3) E. Eucers, Polychæten der hamburger magalhaensischen Sammelreise, Hamburg, 1897 p- 16, Taf. I, fig. 1-8.
4) [o., Die bodensässigen Anneliden aus den Sammlungen der deutschen Tiefsee-Expedition, Jena, 1908, p. 47, Taf. IV, fig. 1-42.
du dragage effectué le 20 janvier 1909, dans la baie Marguerite, à
, 200 mètres de profondeur, sur un fond de roches, gravier et vase. La
plupart des élytres sont tombés; quelques-uns seulement sont restés en place. La longueur de cet exemplaire est de 35 millimètres ; le nombre des segments sétigères, de 45. Les élytres sont ici incolores ; leur bord postérieur est parfaitement uni. On observe à leur surface les petites épines signalées par Mac Intosh; mais ici la coloration n'est pas celle qu'a indiquée cet auteur. La base des cirres dorsaux est fortement pigmentée. On ne voit pas à la surface dorsale ces ponctuations régulières figurées par Mac Intosh (PI. XI, fig. 1). Les segments élytrigères présentent de larges bandes pigmentées médianes, particulièrement grandes dans la région moyenne du corps, où elles occupent toute la longueur du segment.
Ehlers a signalé la variabilité des caractères de cette espèce très spéciale à la région magellanique. On la connait actuellement en de nom-
breux points de cette région, aux Kerguelen, aux îles Falkland.
Genre AARMOTHOE Kinberg, Malmgren s. ext.
Harmothoe hirsuta Johnson.
H.-P. Johnson, A preliminary Account on the marine Annelids of the Pacific Coasts, Proceed. of the Calif. Acad. of Sciences, ser. TT, Zool., vol. I, n° 5, 1897, p. 182 E. Eblers, Anneliden der Sammlung Plate, Zool. Jahrb., suppl. Fauna chilensis, IL, 1901, p. 253.
— Die Polychæten des magellanischen und chilenischen Strandes. Ein faunistischer Versuch, Berlin, 1901, p. 42.
Ch. Gravier, Annélides Polychètes, Expédilion anlarclique française (1903-1905), 1906, p. 32.
De cette espèce rapportée déjà par la première expédition antarctique française, le « Pourquoi Pas? » a recueilli trois exemplaires; deux d’entre eux proviennent du dragage du 26 novembre 1909, à 70 mètres de profondeur, dans un fond de vase et de cailloux, devant Port Lockroy, chenal de Roosen (latitude : 64° 49°55" sud; longitude : 650 49'18" ouest de Paris) ; le troisième a été fourni par le dragage du 9 décembre 1909, à l'ile Déception, au milieu de Port Foster, à la profondeur de 150 mètres,
sur un fond vaseux; la température de l'eau au fond était de 19,3 C.
Ce dernier exemplaire, en très bon état de conservation, a # centimètres de longueur et 16 millimètres dans la plus grande largeur, soies Y compris.
Je retrouve bien, chez tous, les deux caractères indiqués par Ehlers : 1° les deux soies portées par la base des cirres tentaculaires (ce qui existe chezd'autres Polynoïdiens) ; 2° etsurtout, lalanguette portéeparle premier
segment sétigère, élargie en avant sur son bord libre antérieur et recou-
vrant la base du prostomium.
L'AHarmothoe hirsuta Johnson à été découvert à San Pedro (Californie), où Johnson le signale comme très fréquent. Plate la trouvé à Tumbes (Chili), le « Français » à l'ile Booth Wandel, et enfin le « Pourquoi Pas? »,
dans le chenal de Roosen, devant Port Lockroy, et à Pile Déception
{Port Foster).
Harmothoe spinosa Kinberg. var. {ypica Willey. (PI. V, fig. 54-59.)
Harmothoe spinosa J.-G.-H. Kinberg, Nvya slägten och arter af Annelider, Œfe. af Kong. Velensk.-Akad. Fürhandl., 1855, p. 386; Fregallen « Eugenies Resa» , Zool. Annulata, Taf. VI, fig. 31.
Polynoe fullo E. Grube, Anneliden. Ausbeute $S. M. $S. « Gazelle », Monalsber. der Kônigl. Akad. der Wissensch., Berlin, 1877, p. 219. Lagisca magellanica W.-C. Mac Intosh, Annelida Polychæta, The Voyage of H. M.S. « Challenger », vol. XIT, 1885, p. 82; PI. XIII, fig. 5; PL. XVIII, fig. 3-4; Pl. VIA, fig. 1-2.
— — var. Murrayi, Id., p. 83, PI: XIX, fig. 1 ; PI IXA, fig. 13-14: -- — Var (Grubei, 1d p.84 Pl TIME OS PIERRE ie 2 EAP TMAVAIIAS fig. 14-16.
Harmolhoe spinosa E. Elhlers, Polychæten der hamburger magalhaensischen Sammel- RES MSP AD Ale:
— E. Ehlers, Magellanische Anneliden, Nachr. der künigl. Gesellsch. der Wiss., Güllingen, malh.-phys. Klasse, 1900, p. 208. - — E. Ehlers, Anneliden der Sammlung Plate, Zool. Jahrb., Suppl. Fauna chilensis, IT, 1901, p. 253.
— — E. Elhlers, Die Polychæten des magellanischen und chilenischen Strandes. Ein faunistischer Versuch, 1901, p. 41. —- — À. Willey, Polychæta, Reporl on the Collections of nalural Hislory made in the anlarclic regions during the Voyage of lhe « Southern Cross », London, 1902, p.264, PI. XLI, fig. 1-4; PI. XLITT, fig. 1-2 et 4-8.
— — Ch. Gravier, Annélides Polychètes, Expédilion anlarclique française (1903-1905), 1906, p. 33.
Harmothoe spinosa E. Ehlers, Die bodensässigen Anneliden aus den Sammlungen der deutschen Tiefsee-Expedition, Jena, 1908, p. 43.