‹ Annibal en GauleChapitre 22 sur 44 · II · texte numérisé non relu

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jugeront les écrivains compétents dans les questions politiques »

a H faut faire ses efforts pour réussir dans

toutes les parties de Tbistoire ; maie, si Ton ne peut pas, c'est d'abord aux plus importantes et aux plus nécessaires qu'il faut s'appliquer. Si je fais cette observation, c'est que dans les autres arts et dans les sciences comme en histoire, on néglige le vrai et l'utile pour rechercher ce qui brille et frappe l'imagination *. »

Ainsi, les détails émouvants, les anecdotes piquantes, les ornemerts du style ne contribueront pas à écarter Polybe du droit chemin et de la stricte vérité. La ?îuperstition, les sentiments religieux ne Tinfluencent pas davantage. C'est un esprit libre, comme le fait remarquer Valeton, et en outre, selon l'expression moderne, tout à fait « rationaliste ». Il n'admet que le raisonnement humain, la logique normale, pour Texplication et la liaison des phénomènes historiques, et il veut que tout se tienne, que tout s'explique. Ce perpétuel souci d'interprétation, de contrôle des événements les uns par les autres, sera un excellent agent critique, et aidera très efQcacement à écarter Terreur.

Epicurien, disciple d'Evhémère ', Polybe ne pratique pas le culte des Dieux ; il admet que les vertus humaines se sont formées par l'usage et rexpérience des générations, il pense que la crainte et le culte des

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