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Polybe se montre très difficile dans le triage des sources où il doit puiser. C'est là un des motifs qui l'ont déterminé dans le choix de son sujet, car il ne veut que des renseignements de première main. Il n*a pas la naïve oonGance d'un Plutarque, par exemple, et ne prend pas partout les éléments de son travail. Il ne veut avoir affaire qu'à des témoins oculaires, et c'est ce qui le décide à ne pas remonter à plus d'on demi-siècle en arrière :
K Ces temps touchent de si près aux nôtres, que nous en avons vu nous-même une partie, et nos pères i'autre. Ainsi, ou j'aurai vu de mes propres yeux ]es faits dont j'écrirai Thistoire, ou je les aurai appris de témoins oculaires ; car je n'aurai pas voulu remonter aux temps plas reculés, dont on ne peut rapporter que ce qu'on a appris par des gens qui l'avaient em* pruoté eux-mêmes à d'autres, et •dont on ne peut rien savoir ni rien assurer qu'avec incertitude*. » « Il est loin d'être indifférent, et il est au contraire tré^ important, de savoir si l'on connaît les choses par ouï-dire, ou pour les avoir vues ' ».
Polybe distingue différents genres de documents pouvant servir de sources à l'histoire : les récits contenus dans des lettres et rapports authentiques (-^ U Tûv b'::ù\uTf\fjir:iù^ T[o>sUT:paYixdff'JVY;), les récits des hommes qui ont pris part aux événements (èç ajTo::iOetaç) ou qui en ont été témoins (à; auTo^î^taç), ou enfin les relations composées d'après les récits verbaux de témoin^r