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oculaires (à^ àvaxpijewç) *. On ne trouverait sans doute pas un seul historien ancien qui ait accordé assez d'importance à la question de la critique des sources, et y ait réfléchi assez longuement pour établir cette classification et en tenir compte dans la composition de ses ouvrages. Polybe est, à ce point de vue, infiniment supérieur à tous ses émules. Les distinctions faites ici, il s'en est préoccupé, à coup sûr*, dans la préparation des deux premiers livres, où il résume très sommairement les événements du passé (I, 65, èxl jcefaXxîsj x3l îà ppr/£(i)v) et aussi au livre III, lequel, tout en étant plus détaillé ([xei' ir.oMi^tùç, III, l et X, 24) n'en est pas moins un ouvrage de seconde main, et ne traite pas encore d'événements contemporains.
Polybe n'a donc pas toujours écrit l'histoire d'après ses propres souvenirs, des monuments ou des pièces authentiques, et il a dû, comme les autres historiens, s*adonner longuement à la recherche, à la lecture et à la reproduction des textes antérieurs. S'il s'est emporté en injures contre Timée et tous ceux qui se bornent â compulser des textes; ce n'est pas qu'il dédaigne et néglige, pour sa part, cotte besogne essentielle : nul hislorieu ancien n'en a parlé avec autant de précision, et en termes qui témoignent autant d'expérience pratique de la chose. Il veut dire simplement que la lâche