BOURGOIN
En 1821, dans une analyse remarquable, Lassaigne et Feneulle ont retiré du séné un produit qui a été considéré com me le principe purgatif de la plante, la catbarline étant au séné, d'après ces chimistes, ce que l'émétine est à l'ipécacuanba. Ayant eu occasion de préparer ce corps, j'ai reconnu qu'il ne constituait
ÉVACUANTS. 151 pas un principe défini ; c'est un mélange contenant au moins trois substances distinctes, dont une nouvelle : . la chrysophanine.
Ces trois substances sont: 1° l'acide chrysophanique; 2° un glucose dextrogyre; 3° la chrysophanine.
Sulfovinate de soude. (DUQUESNEL.)
Le sulfovinate de soude employé en médecine pouvant contenir, par suite d'une préparation défectueuse, du sulfovinate de baryte, du carbonate de soude ou du sulfate de même base, devra être essayé : 1° par l'acide sulfurique dilué, ou un sulfate soluble qui ne doit pas donner de précipité blanc, de sulfate de baryte; 2° par le chlorure de baryum, qui ne doit pas donner de précipité blanc de carbonate de baryte soluble avec effervescence dans les acides, ni de sulfate de baryle insoluble dans les acides ; 3° on constatera en outre son identité en le chauffant dans une capsule de porcelaine. Il se fond, se boursoufle, en laissant éch.tpper vers 120 degrés l'alcool qu'il renferme et que l'on peut allumer à sa surface, et il laisse un résidu de bisulfate de soude.
Ajoutons, comme le fait remarquer M. Limousin dans sa note, qu'il faut employer, dans la préparation, du carbonate de baryte pur; car le carbonate naturel (withérite) peut, d'après M. Menière (d'Angers), renfermer de l'arsenic, et finalement recommandons, pour le même motif, l'emploi d'acide sul-
finiquc pur. (Bulletin thérapeutique, 15 août 1872.)
Le sulfovïnate de sodium que M. Kabuteau a introduit dans la thérapeutique présente de réels avantages au point de vue de son peu de saveur, mais il en a des inconvénients sous le rapport des soins exigés pour sa préparation et de son instabilité. L'administration du sulfate de soude dans une tasse de café noir est facilement acceptée par presque tous les malades, l'innocuité et le prix peu élevé de ce mode de purgalion le recommandent.
Je comprends sous le titre de Toniques et d'Astringents plusieurs substances qui diffèrent beaucoup les unes des autres par leurs propriétés physiologiques. Le premier groupe comprend les corroborants et les analeptiques, qui, pour la plupart, doivent figurer dans le groupe des aliments thérapeutiques. Les ferrugineux et l'huile de foie de morue y viennent toujours au premier rang. Chaque année voit surgir de nouvelles préparations pharmaceutiques à base de fer ; mais le travail de Quevenne restera toujours le modèle accompli des travaux sur le rôle physiologique de l'emploi thérapeutique des ferrugineux, et les praticiens continueront à administrer le fer réduit de Quevenne comme la préparation la plus sûre et la plus inoffensive.
Fer contenu dans le sang et dans les aliments.