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BOUCHARD AT

170 ANNUAIRE DE THÉRAPEUTIQUE, en un temps et une température donnés. Dans des essais comparatifs, M. Schell'er a trouvé qu'une solution contenant G gouttes d'acide chlorliydrique par 30 grammes d'eau à la température de 35 à 38 degrés centigrades était la plus active. 5 centigrammes de pepsine purifiée dans 125 grammes d'eau acidulée peuvent dissoudre jusqu'à 400 grammes d'albumine coagulée en dix-huit heures à 20 degrés centigrades. Le même mélange dissout jusqu'à 500 grammes d'albumine coagulée en six heures à la température de U0 degrés centigrades.

50 centigrammes de pepsine sucrée dissolvent 120 grammes d'albumine coagulée en cinq heures à ZiO degrés centigrades.

M. Scheffer a observé que la présence du chlorure de sodium influe sur le pouvoir digestif de la pepsine. Une quantité de sel marin ne dépassant pas celle de la pepsine purifiée est favorable à l'action dissolvante de celle-ci; mais une proportion supérieure diminue ce pouvoir.

Pour la stabilité, l'auteur a observé que les solutions aqueuses de la pepsine se décomposent rapidement, surtout pendant les temps chauds, et que l'addition de quelques gouttes d'acide chlorliydrique les conserve, mais qu'au bout d'un certain temps les solutions avaient perdu leur pouvoir dissolvant.

La pepsine liquide conserve plus longtemps ce pouvoir quoique considérablement affaibli. La pepsine purifiée aussi bien que la pepsine sucrée, examinées douze mois après leur préparation, n'avaient rien

perdu de leurs propriétés dissolvantes sur l'albumine; la seule différence que l'auteur a constatée consiste dans une solubilité plus lente de la pepsine sèche dans l'eau acidulée.

Quant à l'action de la pepsine sur le lait, M. Scheffer a calculé, d'après ses recherches comparatives, qu'une partie de pepsine coagule jusqu'à 80 000 parties de lait. Le succès de ces expériences dépend de la température surtout. Ainsi le meilleur moyen est d'ajouter la pepsine au lait froid, puis de le chauffer lentement. (Amer. Joum. pharm.)

Huile «le foie de morue au chloral. (OFFRET.)

Le Boston médical and surgical Journal recommande cette association. L'introduction du chloral dans l'huile de foi de morue rend celle-ci beaucoup moins nauséabonde, fait cesser les sueurs nocturnes des phlhisiques, amène le sommeil et relève l'appétit. On peut ajouter l'hydrate de chloral cristallisé pur à l'huile de foie de morue dans la proportion de dix parties du premier pour cent quatre-vingt-dix de la seconde.

Dans YUnion médicale (li mars 1872), dit M. Offrit, il est fait mention d'un journal américain (Boston médical and surgical Journal) qui conseille l'emploi du chloral associé à l'huile de foie de morue chez les phlhisiques. Ce mélange, qui se fait très-bien du reste, est moins nauséabond que l'huile elle-même; il fait cesser les sueurs nocturnes et relève l'appétit.

J'ai employé cette préparation à différentes reprises chez des phlbisiqtics ; mais je n'ai pas pu constater les effets si favorables et si bien marqués que signale ce journal américain.

Huile de foie de morne à l'essence d'Euealyptiu,

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