‹ Anomalies sexuelles apparentes et cachées [electronic resource]Chapitre 10 sur 114 · LOCA USÉES · texte numérisé non relu

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et d'ovaires, c'est-à-dire non réglées, comme dans le cas précité. Le développement exagéré du clitoris indiquait même des habitudes invétérées de masturbation. Cette anomalie externe, apparente, doit donc être prise en considération chez les deux sexes pour en faire supposer de plus" graves et cachées.

10. Un grand et fort garçon de vingt-sept à vingthuit ans, d'un blond pâle tirant sur l'albinos, et n'ayant que quelques poils mal venants de cette couleur sous le nez, s'est présenté, en 1886, pour servir d'infirmier ou garde-malade dans les familles. Il avait appris son métier en faisant son service militaire et venait dépasser plusieurs semaines près d'un malade atteint de paralysie delà vessie qu'il sondait très habilement plusieurs fois jour et nuit. Sur la remarque de son défaut de barbe, il montra que les parties génitales n"en étaient pas mieux fournies, non plus que la poitrine ni les membres. La verge était peu développée, malgré ses habitudes de masturbation. Il n'avait jamais rien ressenti pour l'autre sexe. Au contraire, il s'était laissé courtiser par un homme et s'était livré à la sodomie passive pendant plusieurs années, durant son service militaire. Il avait la voix grave et rien dans son habitus extérieur ne décelait cette inversion sexuelle.

A l'opposé des précédentes, des vices de conformation sont limités aux organes génitaux chez les deux sexes. Ils les déforment et en gênent le fonctionnement entre eux. D'où la nécessité de les décrire et les distinguer suivant leur siège et les parties qu'ils intéressent.

Anomalies péniennes et vulvo-vaginales. U s'agit ici des difformités de la verge et des parties constituantes de cet organe essentiel avec leurs analogies chez la femme décrites et figurées dans la Génération universelle . Si elles sont originelles et même héréditaires dans la majorité des cas, elles résultent aussi parfois des opérations faites pour y remédier, et du fonctionnement exagéré ou artificiel de cet organe. En étant souvent des causes d'impuissance absolue ou relative, toutes ces anomalies ont déjà été signalées et décrites, avec observations à l'appui, dans l' Impuissance physique et morale. Nous y ajouterons seulement les nouveaux faits venus depuis à notre connaissance.

Cet organe est si essentiel qu'il ne manque jamais absolument ; un rudiment existe toujours pour l'expulsion de l'urine et, à défaut même de sa portion externe ou visible — destinée spécialement au coït — la portion interne, cachée, est constante pour conduire l'urine au dehors par l'ombilic ou l'anus. Autrement la vie serait impossible. L'organe correspondant chez la femme, le vagin, manque ainsi plus souvent, sans que la vie soit compromise, le canal de l'urètre en étant indépendant.

Une foule de causes accidentelles exposent au contraire celle portion externe à disparaître par coups, chutes, morsures, ruptures ou déchirures, ainsi que les maladies, le cancer, la gangrène, le pkagédénisme et le priapisme en particulier. C'est l'émaseulation que des hommes s'infligent spontanément dans un but religieux ou par désespoir.

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