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ehose d'agréable et tentai vainement de l'imiter. Mais un jour qu'assise sur un matelas, pendant que l'on faisait mon lit. je croisai les jambes, je lus toute surprise et hébétée de découvrir cette sensation nouvelle que je provoquai souvent ensuite. Je fus découverte un joui1 par L'un de mes frères qui me menaça de le dire à maman, ("/('■lait donc bien mal et mauvais. De là mon départ pour aller en pension à Paris.
Pendant quatre ans que j'y restai, cela ne m'arriva guère que trois ou quatre fois. Réglée à quinze ans, je ne repris ma mauvaise habitude que deux à troisans après, provoquée par les vives démangeaisons ressenties à chaque époque. Je me surveille depuis la lecture de voire livre sur l'Onanisme sans pouvoir empêcher les pollutions nocturnes qui me réveillent par des douleurs dans le fondement et le bas-ventre. Je me trouve ainsi couchée sur le dos.
Etant question de mariage, j'ai combattu des pertes que j'avais. Mais je lis dans votre ouvrage que cet onanisme contracté de bonne heure rend stérile et le fait est que celle dont j'ai suivi l'exemple, mariée à un premier président de Cour dont elle fit la connaissance aux eaux, où elle était pour une incontinence d'urine, est restée stérile. J'en suis désespérée ; dans ce cas, je renoncerai plutôt au mariage, quoique le jeune homme me plaise beaucoup comme mon idéal de quinze ans, rencontré aujourd'hui que j'en ai plus du double !
Je lis encore : « que le mariage est souvent inefficace sinon meurtrier pour ces filles faibles, délicates, énervées, anémiées. Elles sont indifférentes avec leurs maris el souvent atteintes d'écoulements ou de déformations vulvaires attestant leurs anciennes habitudes. » J'ai en effet été traitée pour une métrite chronique, puis pour une dysménorrhée pseudo-membraneuse ou exsudative. Les injections ont diminué les pertes ; il ne s'écoule plus que des glaires comme du blanc d'oeuf. Les traces dis anciennes habitudes ne pourraient-elles s'effacer? La flétrissure de mes seins en est un autre indice. Les pilules orientales ou l'eau-topique peuvent-elles les rétablir ou le lait Mamilla?
Vous dites aussi : « Sans être déflorées, ces jeunes filles
sont plus dépourvues d'attraits physiques, par cet aspect des parties génitales, que. celles ayant déjà eu des rapports normaux. La prise de possession du mari ne saurait d'ailleurs avoir lieu comme avec l'hymen intact. » Donc, tout ce que je pourrais faire n'avancera à rien : le mal est fait et ne peut être réparé-? Je ne voudrais pour rien que mon mari pût supposer pareille chose, pas plus que je ne veux le rendre malheureux. Je m'en remets à vous pour décider de mon sort ! »
(Bouches-du-Rhône, 21 juillet 1887.)
La prolixité de cette lettre n'a pu m'empêcher de la reproduire. Elle confirme et résume si bien, par les deux exemples connexes qu'elle contient, toutes les conséquences — indiquées dans l'Onanisme — de cette affreuse et funeste passion chez la femme : incontinence d'urine, flétrissure des seins, déformations vulvaires, troubles de la menstruation, pertes et£écoulements, maladies de la matrice, stérilité et frigidité, qu'elle pourra servir efficacement de leçon à tous ceux — parents et enfants — qui la liront avec profit, j'espère, et nous dispensera d'en dire davantage.
Ma réponse n'a pas été le conseil d'un mariage immédiat; l'état local s'y opposait en pouvant entraîner la stérilité. J'ai proposé d'attendre et d'examiner préalablement l'état des parties.
Anaphroihsie sexuelle. Celte névrose ou syncope génitale est la plus grave anomalie de l'érecliou, en rendant des masturbateurs effrénés, des pédérastes et des sodomistes éhontés absolument impuissants dans les rapports naturels. Les femmes saphistes ou lesbiennes participent certainement à cet éloi-
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gnement de l'homme, sans le révéler aussi ouvertement. Ni lésion physique, ni difformité apparente, ni maladie organique n'existeut pour l'expliquer : c'est un état moral particulier atteignant les impressions, les sentiments et les goûts naturels. De mauvaises habitudes peuvent le déterminer sans doute, mais il est aussi inné, originel. La timidité enfantine ou stupide de certains garçons, grands et bien développés, qui les empêche de parler aux filles, d'être sensibles à leurs charmes et leurs agaceries et qui se satisfont simplement eux-mêmes, en est une image frappante.
IN'est-ce pas cette fatale habitude de la masturbation solitaire — véritable folie, en coïncidant avec l'isolement, l'atonie organique dépendant d'une constitution lymphatique, strumeuseou une grande préoccupation de l'esprit — qui détermine cette anaphrodisie ? Se trouvant impuissants plus tard, quand l'occasion favorable les force à s'essayer, pour n'avoir pas développé le sens génital par leur continence prolongée, ils perdent tout sentiment de l'amour ; la sensibilité du pénis est tellement aiguisée, pervertie par les manœuvres directes, qu'elle est réfractaire à l'excitation naturelle du vagin. Elle a paru se développer ainsi dans l'Observation 453 et plusieurs de celles qui suivront.
Elle se caractérise par le défaut ou l'absence persistante de l'érection aux excitanLs vénériens naturels, alors qu'elle a lieu autrement. L'inertie absolue des organes génitaux dans les conditions les plus favorables, par l'absence de désirs, l'inappétence à l'érection
fonctionnelle, remplacée par des appétits dépravés, des goûts bizarres et contre nature, la distinguent essentiellement. Le siège de cette névrose reste indéterminé, mais son histoire générale a été tracée pour la première fois, sous ses différents aspects et séparément chez l'homme et chez la femme, dans Y Impuissance physique et morale, confondues jusquelà. En la distinguant, cette anaphrodisie toute morale a été divisée en cinq formes principales chez l'homme: incomplète, accidentelle, morbide, sexuelle et artificielle ; en trois seulement chez la femme : essentielle, organique et accidentelle. Leurs causes spéciales, leurs caractères différentiels, leur traitement séparé et leur hygiène, étant décrits en détail, il n'y a pas à y revenir. L'anaphrodisie ou frigidité sexuelle étant commune à ces différentes formes et leur caractère prédominant, il suffira d'en traiter pour les réunir synthéliquement.
En frappant d'atonie, d'inertie et d'insensibilité les organes copulateurs et les foyers érotiques, dans les conditions les plus favorables à en provoquer l'éréthisme, la turgescence et l'érection, celte névrose est analogue à l'impuissance physique. Son développement spontané et sa durée passagère, accidentelle, en forment la différence distinctive; mais elle est parfois graduelle et durable, quand Torigine en est native, innée, constitutionnelle, artificielle ou morbide. Elle se dislingue alors de l'impuissance physique en ce qu'en dehors des rapports normaux, les organes conservent leur virilité comme dans l'inversion sexuelle. La masturbation est ainsi commune or-
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dinairement aux personnes atteintes de ces deux formes d'anaphrodisie sexuelle. L'attraction ou la répulsion entre individus du même sexe en est l'unique différence.
Ce trait capital est le signe palhognomonique et essentiel pour la distinction de ces deux variétés. Celle-ci a pour caractère la recherche et l'amour même du sexe opposé, le désir du coït et du mariage, parfois avec ardeur. Les deux sexes sont-ils qen présence et même en contact intime que, par timidité, parésie ou perversion du système nerveux, l'homme est frappé d'impuissance absolue et la femme d'une telle frigidité que l'acte vénérien est un supplice plutôt qu'un plaisir... pour elle. Ce fait s'observe jusque dans le mariage, d'après l'aveu même des victimes. L'un et l'autre ont du plaisir à donner et recevoir des caresses, des baisers à leur conjoint, sans que les organes génitaux ni les foyers erotiques en éprouvent la moindre impression; tandis qu'elle est des plus vives et soutenues en se masturbant isolément. C'est la différence essentielle et évidente avec l'Impuissance physique.
Ce fait peut semhler impossible à qui ne l'a pas ressenti ni observé et être ainsi révoqué en doute. Il est pourtant analogue à la faiblesse, la syncope survenant soudainement à l'annonce d'une mauvaise nouvelle, à la vue d'un spectacle effrayant par sidéral ion du système nerveux; la mort peut même en résulter par arrêt prolongé du cœur. Un mot, un geste, le moindre bruit, une haleine ou une odeur désagréable, une pensée inopportune suffisent aussi à faire