‹ Anormaux Constitutionnels et Défense SocialeChapitre 13 sur 51 · DE M · texte numérisé non relu

DE M

Très grossière avec ses compagnes et le personnel, déchire du linge, menace de frapper, casse les verres et les pots à tisane, des carreaux, se promène dans le dortoir avec une chaise et empêche de faire le ménage. Très souvent on est obligé de la mettre au quartier des malades agités, qu’elle redoute. Elle dit que les infirmières l’excitent, pour qu’on la fasse passer au quartier d’agitées et «-qu’alors elles boivent le champagne ».

Elle se plaint d’être battue par les infirmières. Les faits de ce genre se renouvellent fréquemment et elle est signalée au rapport de la section pour être grossière envers tout le monde et pour excitation, on est obligé de la surveiller attentivement et de ne pas la laisser avec ses compagnes qu ‘elle taquine tout le temps.

La malade traverse des périodes de calme, durant lesquelles elle aide les infirmières; mais, souvent, elle abandonne son ouvrage non terminé, refuse d’obéir et se livre à des actes de violence. | |

Si sa sortie n’arrive pas, elle s’empoisonnera avec du laudanum.

Ces jours-c1 encore, vers le 25 janvier 1914, elle a essayé de sauter la grille de la cour, puis elle a déchiré ses draps et cassé des carreaux, simulé une tentative de pendaison, à la suite de laquelle elle a été placée quelques jours au quartier d’agitées. Là, elle pleure, demande pardon à genou, en disant qu’elle ne recommencera plus. Le 17 février, elle a encore une discussion violente avec une malade; elle prétend qu’on lui donne toujours tort, se met dans une violente colère, casse des carreaux et est de nouveau passée au quartier d’agitées.

On voit bien que, malgré les périodes calmes que traverse la malade, elle reste d’un caractère difficile et prête, à la moindre contrariété, à se livrer à des extravagances et à mettre le désordre dans le quartier où elle se trouve.

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