Les anormaux à l’école
Les quelques observations que nous venons d’exposer, nous montrent que tous, ou presque tous nos sujets ont eu une jeunesse tourmentée, et pendant le peu de temps qu'ils ont passé à l’école, non seulement ils n’ont euxmêmes rien appris, mais encore ils ont contagionné, par leur mauvais exemple, de nombreux camarades. L’apprentissage ne leur a pas été plus favorable et nous les voyons changer de métier aussi souvent qu’ils ont été renvoyés de l’école.
On constate que, chez les enfants, les anomalies mentales se manifestent tantôt par des troubles intellectuels, tantôt par des troubles du caractère.
Dans le premier cas, c’est l’arriération, la débihté qui dominent. Toutes les facultés intellectuelles existent, mais elles présentent un retard dans leur développement, qui va en s’accentuant à mesure que le sujet avance en âge. Au début, l’instituteur s'occupe de ces arriérés, 1l essaie de les encourager, mais bientôt il se lasse, et voyant qu'il perd son temps, les abandonne complètement; ils forment alors un groupe de cancres et de paresseux, qui assistent péniblement aux classes, sans y rien comprendre et sans en tirer aucun profit.
De. ces derniers, il faut rapprocher les asthéniques, qui, eux, nf peuvent pas travailler par fatigue générale, et qui appliquent continuellement le principe de l’effort minimum. Ces groupes passent souvent inaperçus aux yeux de l’instituteur non averti, qui les prend pour des paresseux et ne voit pas leurs anomalies psychiques.
D’autres fois, cé n’est pas l’insuffisance de l’intelligence qui prédomine, mais bien le déséquilibre des facultés. Il