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être au maximum. C’est, en effet, la famille qui dans l’état . actuel de la société, est le meilleur milieu où l’enfant puisse s'élever et se développer. C’est du père, et surtout de la mère que l’on doit espérer. Aucune intervention étrangère, si bienveillante et si éclairée soit-elle, ne peut remplacer cette influence précieuse. C’est là l’idée qui a présidé à la création du patronage familial. Lorsque c’est possible, il faut donner aux familles un appui et un concours moral pour lutter contre les dangers, qui menacent leurs enfants; mais lorsqu'elles sont indignes, la place des enfants est dans une famille étrangère qui s’intéressera à lui, l’adoptera. En effet, chez les nourriciers, l’enfant assisté étant la source d’un.petit revenu est accueil avec bienveillance, tandis que chez lui, à la charge des siens, il était regardé comme une gêne; cette affection qui manquait à cet enfant, suffit bien souvent à lui montrer la vie sous un autre aspect, et à développer en lui des qualités qu’on ne lui soupçonnait pas.
M. le docteur Chaillet veut rendre les enfants arriérés et anormaux, aptes aux professions manuelles, car c’est leur seul gagne-pain possible, c’est là une idée très juste et qui demande à être prise en considération.
Comme conclusion des travaux présentés en cette circonstance, la réunion pour l’étude de l’enfanee anormale, émet les vœux suivants: Que des classes spéciales soient annexées aux écoles primaires, où les enfants, qui ne peuvent suivre les classes ordinaires, seraïent mis en observation de manière à être classés.
Les uns seraient améliorés sur place, les autres envoyés dans des campagnes et placés dans des familles; d’autres, enfin, envoyés dans des écoles-hôpitaux, suivant le terme de Régis, pour y être soumis à un traitement médicopédagogique, et où en même temps qu'ils recevraient une
AR
. . instruction appropriée, ils apprendraient un métier manuel.
s Enfin, sortis de ces écoles spéciales, qui sont encore à
créer, des patronages devraient s’occuper des enfants, et les diriger en quelque sorte dans la vie.
Dans tous les cas, les anormaux vicieux doivent être séparés des autres, internés dans une maison de réforme ; on éviterait ainsi par cette sélection scolaire des anormaux, la corruption de beaucoup de débiles qui ne deviennent délinquants, que par les mauvaises influences qu'ils subissent. Ce sont là d’excellentes idées qu’il serait bon dé voir appliquer, mais actuellement toutes ces réformes sont engore à venir, et sur les 40.000 enfants anormaux, qui, d’après Roubinovitch existent en France, 4453 seulement sont assistés.
PRE VRUE