‹ AntarChapitre 17 sur 27 · AN TAU · texte numérisé non relu

AN TAU

(le toute la vitesse de sa course vers le désert, échappe à ceux qui le poursuivent, et parvient seul à la porte d’une caverne creusée au flanc d’une montagne. Sur la porte de la caverne, un jeune homme, au teint brun et basané, regardait paître ses moutons et ses chèvres. Devant lui brûlait un petit feu où rôtissait un morceau de chevreau.

« O jeune homme ! lui crie Chéioub, protége-moi, jeme livre à toi, j’implore ton hospitalité. Ma mort est imminente, et ceux qui ont tué mon frère vont m’atteindre.

— Par le ciel ! lui répond le jeune homme, je te protégerai contre tous ceux qui mangent du pain et boivent de l’eau. Entre dans la caverne, je me ferai tuer avant de te livrer. »

A peine le berger avait-il prononce ce gé-

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