‹ AntarChapitre 25 sur 27 · ANT\H · texte numérisé non relu

ANT\H

d’Antar, dans ce long voyage qu’il te reste à faire à travers nos ennemis avant d’atteindre le pays de ton père ? Un second époux, un antre moi-même peut seul t’éviter les horreurs de l’esclavage. De tous les guerriers du désert, Zéid et Amnem sont ceux dont le courage protégera le mieux ta vie et ta liberté : choisis l’un des deux, et va lui promettre ta main.

Ahla ne répondit que par ses larmes à une pensée qui lui faisait horreur.

« Pour retourner vers la terre qu’habitent les enfants d’Abs, pour assurer ton passage à travers le désert qui t’en sépare, rcvèts-loi de mes armes et monte mon coursier Abjer.

Sous ce déguisement, qui fera croire aux yeux de nos ennemis que j’existe encore, ne

crains pas d’étre attaquée. Ne réponds rien à ceux qui te salueront sur ta route : la vue des armes et du cheval d’Antar suffira pour intimider les plus hardis. »

Anlar, après ces paroles, ordonne le départ. On abat les tentes, on les plie, on les charge sur des chameaux. Abla, inondée de ses larmes, se laisse, par obéissance, revêtir de l’armure pesante d’Antar. Ceinte de son sabre, tenant dans sa main sa lance droite, elle monte son coursier Abjer, tandis que les esclaves couchent Antar expirant dans la litière où Abla avait coutume de se placei' dans les temps plus heureux, quand elle

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