‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 17 sur 444 · En priant, elle croise les mains sur son civur · texte numérisé non relu

En priant, elle croise les mains sur son civur

rOfiSIES DOMOTIQUES

Soupirer de douleur et tressaillir d'amour

Ali! loin de le livrer au sein de l'étrangère. Sa mère le nourrit : elle est deux fois sa mère'.

Elle écoute, la nuit, son paisible sommeil; l\ir un souffle, clic craint de hâter son réveil. tllc entoure de soins sa fragile existence; Avec celle d'un fils la sienne recommence": Hllc sait, dans ses cris, devinant ses dés T" "iir ses caprices même inventer des pi.:.. ;

MlLL£VO> I .

IIS PKI MllKIiS I.hrONS DL I.'HNFANT

QiJ.ind la r.iisun y:^ . v c a devance S"ii .«^h-.

Sa mère, la prcmicic, épure son langage;

De mots nouveaux pour lui, par de courtes leçons.

Dans sa jeune mémoire elle us :

Soin précieux et tendre, aiiu . •,

Qu'interrompent souvent les baisers d'une mère!

D un naïf entretien poursuit-elle le c<^»urs -

Toujours interrogée, elle répond touj^nirs .

Quelquefois une histoire abrège la veillée :

L'enfant prête une oreille avide, émerveillée;

Appuvé sur sa mère, à ses genoux assis.

Il craint de perdre un mot de ces fameux récifs.

Quelquefois, de Ccssner* la muse pastorale

Offre au jeune lecteur sa riante morale;

Il s'amuse et s'instruit; par un mélange heureux.

Ses jeux sont des travaux, ses travaux sont des jeux.

1. On tent id le voisinage Je Rousseau, qui préchdt âu» mère devoirs de ' '.é.

BlU ëime »m tmfmml mùm* t ;. *.)ui, il faut la patience d'une tei>ùn.»>v Kiaivm^iiw po«f »«-~>riJ-. \ intarissables /H^ur^ui^i.' «.le l'entant.

j - .r, né à / <^rx en 1788, pobliâ en

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