Q.uand le soleil se couche, dans toute sa gloire
POÉSIES PITTORESQUES I fÇ
Toi qui fais sous ton porche' entrer les hirondelles, Seigneur miraculeux et doux, maître indulgent, Qui jettes l'espérance au cœur de tes fidèles Comme une rose pourpre au ruisselet d'argent.
Notre sœur, l'alouette, au lever de l'aurore. Te salue, et son cri plane au-dessus des bois. Quand vient le soir paisible', elle t'appelle encore; Rends-nous simples comme elle, et prête-nous sa vr.iv.
Mon Dieu, nous ressemblons à la graine qui vole Dans l'aire ténébreuse où l'on bat le froment : Nous sommes le roseau, nous sommes l'herbe folle Que les bœufs de labour écrasent méchamment.
Carde-nous du serpent à la langue dorée; Berger compatissant, souviens-toi que jadis Tu guidais au bercail la brebis égarée; Permets que les chanteurs aient place au Paradis.
GaBRH L \'l(. AIR L.
LUS (iHNtlS
Les genêts, doucement balancés par la brise. Sur Tes vastes plateaux font une houle d'or'; Et, tandis que le pâtre à leur ombre s'endort, Son troupeau va broutant cette fleur qui le grise