LE VIEUX POMMIER
Le pommier décrépit se penche vers le sol. Sous le fardeau des fruits et le poids des années; Il prodigue son ombre aux frêles graminées-, Et couvre le fossé d'un large parasol.
Les oiseaux picoreurs, arrêtés dans leur vol, L'emplissent de tapage aux claires matinées: Concert et gazouillis de notes mutinées ', Où chaque moineau-franc se croit un rossignol.
iMousses d'argent, pierrots, pommes d'or et mésanges^ Vie, abondance, espoir, amour, joyeux mélanges! Dans ton écrasement, pommier, ne te plains pas.