‹ Anthologie classique des poètes du 19e siècleChapitre 175 sur 444 · LE VIEUX POMMIER · texte numérisé non relu

LE VIEUX POMMIER

Le pommier décrépit se penche vers le sol. Sous le fardeau des fruits et le poids des années; Il prodigue son ombre aux frêles graminées-, Et couvre le fossé d'un large parasol.

Les oiseaux picoreurs, arrêtés dans leur vol, L'emplissent de tapage aux claires matinées: Concert et gazouillis de notes mutinées ', Où chaque moineau-franc se croit un rossignol.

iMousses d'argent, pierrots, pommes d'or et mésanges^ Vie, abondance, espoir, amour, joyeux mélanges! Dans ton écrasement, pommier, ne te plains pas.

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