Celui-ci j>ar devant, celui-là par
Aussi, que de mains empressées.
Au retour du bon cheval gris.
T'apportaient le foin par brassées.
Et t'offraient, à l'envi dressées.
Ta part de sucre et de pain bis!
Mais Dieu sait tout ce qu'il endure De tous ces démons d'écoliers!
Et jamais une égratignure N'attrista leurs jeux familiers. Le grand galop sur la verdure.
Le trot à travers Ici hallicrs ' ; Car tu réglais ta souple allure Sur Tage de tes cavaliers.
Tu souffrais, sans te troubler guère.
Leurs bonds et leurs cris argentins; Tu semblais, indulgent compère- De ces mille tours enfantins.
T'en réjouir à ta manière.
Et comprendre l'émoi du père Au milieu de tous ces lutins ;.
Et lui, le distrait, le poète, Ecuyer des plus maladroits.
Par ton esprit, ô noble bctc!
Combien Tas-tu sauvé de fois.
Quand, vers l'azur levant la tète.
Sans voir les périlleux endroits.
Sur ton dos il était en quête D'une rime, au tournant du bois!
Les soirs où je fais ton histoire.
C'est à grand'peine, on peut m'en croire.
Que de pleurer je me défends.
1. Lieux anciennement défrichés et qui ne sont couverts que de
petites broussailles.
2. On appelle comptif un homme qui est d'intelligence avec un prèswligilateur et qui l'aide secrètement dans ses tours.
î. De ce; enfants vifs et espiègles comme des lutins.
Va! tu méritais la victoire
Sur ces vains coureurs triomphants' ;
Si je pouvais donner la gloire,
J'éterniserais ta mémoire,
Bon vieil ami de mes enfants!...