LA RÉVKRII-: 1:1 LA RAISON
La rêverie est de courte durée :
Frêle plaisir que la raison défend,
Elle est pareille à la bulle azurée
Qu'enfle une paille aux lèvres d'un enfant'
La bulle éclôt; de plus en plus ténue-. Elle se gonfle, oscille au moindre vent. Puis, détachée, elle aspire à la nue.
Part et s'envole, et flotte en s'élevant.
Elle vovage (ainsi fait un beau rêve).
Sans autre but que de s'enfuir du sol; Une vapeur, un parfum la soulève, Un rien l'entraîne ou ralentit son vol.
Dans un nuage autrefois suspendue Elle voguait par l'éther, en plein jour! Du ciel tombée, elle est au ciel rendue. Elle remonte à son premier séjour.
Et c'est pour elle un souverain délice. Fille de l'air, moins pesante que lui.
De l'explorer, et, qu'elle plane ou glisse. De se fier à son subtil appui
Miroir limpide et mouvant, toutes choses Y font tableaux passagers er tremblants; Les monts lointains et les prochaines roses. Et l'infini se mirent dans ses flancs».
1. L'homme est avant tout né pour a^r. La rêverie ne peut, ne doit
c, tout au plus, qu'un délassement.