La poésie n'est ici que de la vérité astronomique
2. Il compare l'espace infini à un océan où flottent les astres, comme des navires.
j. Toutes CCS comparaisons familières sont appropriées à VÀ^c et .1 l'intelligence de ces modestes auditeurs.
POÉSIES irORAlES 317
Et rendre au firmament son étoile perdue '.
Et qu'est-ce qui le sait? et qu'est-ce qui l'écrit ?
Ce ne sont pas vos sens, enfants ! c'est donc l'esprit;
C'est donc cette âme immense, infinie, immortelle,
Qui voit plus que l'étoile, et qui vivra plus qu'elle!...
Ces sphères, dont l'éther est le bouillonnement, Unt emprunte de Dieu leur cment.
Avez-vous calculé parfois a ^ ; es
La force de ce bras qui les a balancées? Vous ramassez souvent dans la fronde ou la main la noix du vieux nover, le caillou du chemin : Imprimant votre effort au poignet qui les lance. Vous mesurez, enfants, la force ï la distance; L'une tombe à vos pieds, l'autre vole à cent pas, Et vous dites : « Ce bras est plus fon que mon bras. » Eh bien ! si par leurs jets vous comparez vos frondes. Qu'est-ce donc que la main qui, lançant tous ces mond?"^ Ces mondes dont l'esprit ne peut porter le poids, Comme le jardinier qui sème au champ ses pois. Les fait fendre le vide, et tourner sur eux-même. Par l'élan primitif sorti du bras suprême. Aller et revenir, descendre et remonter. Pendant des temps sans fin que lui seul sait compter. De l'espace et du poids et des siècles se joue. Et fait qu'au firmament ces mille chars sans roue Sont portés sans ornière et tournent s -u }
Courbi^ns-nous, mes enfants! C'est l,i ' • Dieu!... *)
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