AU PORTE-DRAPEAU
Porte-drapeau, mon camarade, Au combat comme à la parade.
Ton chemin est notre chemin.
C'est un fier poste que ton grade!
Porte-drapeau, mon camarade.
Tu tiens la France dans ta main.
Nous irons où tu veux qu'on aille.
Vois cette foule qui tressaille...
Ils sont passés, les jours de pleurs.
Et, viennent les jours de bataille, Nous irons où tu veux qu'on aille Faire acclamer nos trois couleurs.
Tous les Français qui sont en France Savent quelle est ton espérance.
Et qui tes yeux cherchent là-bas.
Elle viendra, la délivrance:
Tous les Français qui sont en France Marchent vers ceux qui n'y sont pas.
Notre cocarde à leur corsage,
Maintes femmes sur ton passage
Ont murmuré : « Qu'il $oit vainqueur! »
O Françaises d'heureux présage!
Notre cocarde à leur corsage.
Et la revanche dans leur cœur !
Et plus d'un pleurait sous les armes!
Larmes de héros, nobles larmes Que la France doit vénérer I Ce n'étaient pas des pleurs d'alarmes... Et plus d'un pleurait sous les armes, Dont les armes feront pleurer.
Non, ce n'est pas la gloire encore :
Avant le jour il faut 1 aurore ; Le porte-drapeau le sait bien.
Mais le soleil est sûr d'éclore; Non, ce n'est pas la gloire encore.
Mais c'est la fierté qui revient.
Autour du drapeau qui nous guide, Tout un peuple attend, intrépide.
L'heure que nul ne peut prévoir.
— L'homme espère. Dieu seul décide '.
Autour du drapeau qui nous guide.
Tout un peuple est prêt au devoir.
Porte-drapeau, mon camarade.
Au combat comme à la parade.
Ton chemin est le droit chemin.
C'est un fier poste que ton grade!
Porte-drapeau, mon camarade.
Tu tiens la France dans ta main.
Paul Déroulède.
l. Il viendra, Cf jour... Quand? nul ne le sait, peut-itrt, AîUnds! ratletiU ^st forte ; elle e'ine ou soumet ; Ijt temps qui déracine est celui qui fait naître : Par lui l'arhre abattu voit encore apparaître Des rameaux qui plut tard redn'iefinent sommet.
Le temps relixtra tes sanglantes ruines, La sèt'e de tes Kiis n'est point tarie encor. Tes lauriers abattus ont laisse des racines. Patrie! et ton soleil a des chaleurs dix'ines Qui sur ton sol aime' dardent des rayons d'or.
F.t tu seras toujours la grande souveraine, Kl ton èpèe encor servira des ingrcits ; Et lu pourras enfin, des trésors de ta haine. Acquitter le rachat d'Alsace et Je IjO> raine, (?.'- f .'.'lii.'c. iiiUtuti .iK.K V( ,/(■ ... bras,
Léopold L aï. vyé.
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