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Ils étaient trois frères : Abel, Eugène et V'ictor

D'où jaillissait la joie en vives étincelles,

Je portais sous mon bras, noués par trois ficelles,

Horace et les festins, Virgile et les forêts,

Tout l'Olympe, Thésée, Hercule, et toi, Cérès,

La cruelle Junon, Lerne et l'hydre enflammée,

Et le vaste lion de la roche Némée '.

Mais, lorsque j'arrivais chez ma mère, souvent,

Grâce au hasard taquin qui joue avec l'enfant,

J'avais de grands chagrins et de grandes colères.

Je ne retrouvais plus, près des ifs séculaires.

Le beau petit jardin par moi-même arrangé :

Un gros chien en passant avait tout ravagé.

Ou quelqu'un dans ma chambre avait ouvert mes ciiges.

Et mes oiseaux étaient partis pour les bocages,

Et, joyeux, s'en étaient allés de fleur en fleur

Chercher la liberté bien loin... ou l'oiseleur.

Ciel! alors j'accourais, rouge, éperdu, rapide.

Maudissant le grand chien, le jardinier stupidc,

Et l'infâme oiseleur, et son hideux lacet.

Furieux! — D'un regard ma mère m'apaisait \

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