‹ Anthologie d'art français (volume 2)Chapitre 4 sur 11 · L'ORIENTALISME · texte numérisé non relu

L'ORIENTALISME

Mis en éveil par les descriptions de voyage, les évocations exotiques de Bernardin de Saint-Pierre et de Chateaubriand, les visions d'Espagne et d'Orient, de Victor Hugo, de Théophile Gautier, de Gérard de Nerval, les artistes romantiques, préoccupés de « couleur locale », eurent le goût et le besoin des voyages. Delacroix visite le Maroc; Champmartin, l'Orient; Dauzats, la Palestine; Jules Laurens va jusqu'en Perse. Puis ce sont les voyages de Decamps, de Marilhat, de Dehodencq. L'Orient, l'Algérie, l'Espagne sont, par ces artistes, représentés dans la magie de leur couleur, l'éclat de leur ciel, le pittoresque de leurs marchés. Alors naissent des œuvres justement réputées : les Femmes d'Alger, la Noce juive, de Delacroix ; la Noce juive à Tanger, de Dehodencq ; le Corps de garde, le Passage du gué, le Boucher turc, la Sortie de l'école, de Decamps.

L'Orientalisme ne fut pas la curiosité d'un moment, mais bien un besoin de l'art français. Il a eu depuis des interprètes enthousiastes en Fromentin, en Th. Frère, en Guillaumet, etc. Au xxe siècle on retrouvera une école prospère d'orientalistes.

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