‹ Anthologie d'art français (volume 2)Chapitre 8 sur 11 · LES IMPRESSIONNISTES · texte numérisé non relu

LES IMPRESSIONNISTES

Mais certains artistes pensaient que l'on pouvait pousser encore plus avant : qu'il serait intéressant de fixer les plus rares et les plus fugitifs effets de lumière, de fondre l'expression d'un visage dans une ambiance lumineuse.

Ces « impressionnistes » partaient de points très différents :

xiii LE PLEIN AIR

Manet avait beaucoup regardé les Maîtres, et ses audaces se trouvaient légitimées par l'étude attentive des œuvres de Velazquez, du Greco, de Frans Hais. Degas s'instruisait de visu, sur le boulevard, aux terrasses des cafés, ou parmi les gens de théâtre. Sisley et Pissaro trouvaient la légitimation de leurs recherches dans certaines toiles de Corot et de Daubigny. Monet, Renoir et leur ami, l'Américain Whistler, aspiraient à supplanter les ombres brunes de Courbet par des ombres bleues donnant plus de transparence et de légèreté. Ils devaient tous aboutir à la radieuse lumière et aux raretés de nuances, dans les productions de leur maturité.

La chose n'alla pas toute seule. C'est pourquoi impressionnistes et élèves de Lecoq de Boisbaudran se trouvèrent réunis au célèbre Salon des refusés, de 1863. Célèbre, oui, car la plus part de ces Refusés sont devenus des artistes notoires. Certains, — ainsi M. Carolus-Duran — , occupent un fauteuil à llnstitut, et nombre d'œuvres qui figurèrent au Salon « à-côté » sont placées maintenant dans les musées, au Louvre même.

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