‹ Anthologie de l'occultismeChapitre 181 sur 229 · LE FEU SECRET · texte numérisé non relu

LE FEU SECRET

Nous redirons ici les travaux de Vulcain et les tiédeurs ignées par lesquelles le Phœnix se consume et se rénove : Prêtez attention et faites silence.

Ce n’est ni le gouffre de l’Ætna qui nous donne ces flammes, ni l’horrible bouillonnement du Vésuve que l’on puisse comparer à ce feu, ni l’Hécla, qui vomit du soufre dans les flots de la mer, par lesquels toutes les eaux environnantes sont menacées d’incendie. Mais l’origine de notre feu est toute différente de ceux-ci.

Une montagne, la plus élevée de la terre, qui ne produit que du cinnamome, du safran et des herbes odorantes, lui donne naissance. C’est lui qui donne la lumière au monde entier. Il donne la chaleur à tous les êtres, il entretient la vigueur ; c’est le seul flambeau au feu doux, qui allume le foyer dans le bûcher que s’est préparé lui-même notre Oiseau, et sur lequel, pour obéir à son destin, il va mourir et s’ensevelir dans le Léthé.

O combien est secret cet art sacré du feu ! O combien cette merveilleuse flamme est connue des sages ! Celui qui ne la connaît pas ne connaît rien. Vous qui vous étudiez à saisir les souffles sonores de la science, ne permettez pas que ce feu soit trouvé. ( Triade première.)

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