LA TRÈS EFFROYABLE PORTE DES MERVEILLES DU PÉCHÉ DE L’HOMME
Nous avons exposé comment, dans l’éternel engendrement de la quatrième forme, il y a un engendrement en
croix + , où les essences font dans la roue tournante, un engendrement en croix -f , en ce qu’elles ne peuvent pas sortir d’elles-mêmes ; enfin, comment Y engendrement éternel est ainsi partout dans toutes choses, dans l’essence de tous les êtres.
Or l’engendrement en croix -f est le plus au milieu dans les essences ; cependant il est avant le feu ; il est dans la mort agissante, dans la colère de l’enfer, car le feu sort de l’éclair colérique dans l’esprit de soufre ; et dans l’éclair est la lumière. La colère fait elle-même l’esprit de soufre, et c’est de là que dans la lumière vient l'eau, ainsi que cela a été exposé. Ainsi donc l’âme de l’homme fut aperçue dans l’éclair comme un esprit ; elle fut reçue, créée ou engendrée par le FIAT ; et elle fut conduite devant soi dans la cinquième forme de l’engendrement ou dans l’amour, où ensuite elle fut un ange dans la lumière de Dieu.
(Chapitre XX Y, § 22 et 2 4.)
FLUDD
Robert Fludd ou de Fluciibus, né à Milgate, dans le comté de Kent , fut un des savants les plus distingués de V Angleterre au xvif siècle. Il excella dans la philosophie, la médecine et la physique et suivit de préférence la doctrine de Paracelse. Ses ouvrages, fort nombreux , contiennent une doctrine unique, où l’étude des forces de ta nature et V expérimentation se joignent aux théories de la Kabbale. Il fit partie de la fameuse association des
FLUDD
Rose-Croix et écrivit plusieurs ouvrages pour prendre leur défense. On sait que les Rose-Croix étaient réputés posséder des secrets redoutables, entre autres celui de communiquer entre eux à des distances prodigieuses en V espace d’un instant. Fludd entreprit de démontrer que les moyens qu’ils employaient étaient purement naturels et non pas diaboliques, et ce n’est pas sans intérêt que l’on lira les pages suivantes, extraites de son ouvrage : Tractatus apologeticus integritatem societatis de Rosea Gnaoi defendens, publié à Leyde en 1617.