APPARITIONS LUMINEUSES
Celles-ci étant plutôt faibles, demandent généralement que la chambre soit sombre. Je n’ai pas besoin de rappeler de nouveau à mes lecteurs que, dans de telles circonstances, j’ai pris toutes les précautions possibles pour empêcher que l’on me trompe par de l’huile phosphorée ou autres moyens. En outre, plusieurs de ces lumières sont telles que, ayant essayé de les imiter artificiellement, je n’ai pu y parvenir.
Dans les conditions les plus strictes de vérification, j’ai vu un corps solide, lumineux par lui-même, de la taille et presque de la forme d’un œuf de dinde, flotter sans bruit au milieu de la chambre , quelquefois plus haut que la portée de la main d’une personne, même se haussant sur la pointe des pieds, et quelquefois descendant doucement près du plancher. Il fut visible pendant plus de dix minutes, avant de s’évanouir, il frappa la table trois fois, avec un son semblable à celui d’un corps dur et solide. Pendant ce temps le médium était étendu, apparemment insensible, sur une chaise longue.
J’ai vu des points lumineux de lumière ( luminous points of light ) s’élançant en toutes directions, et se posant sur la tête de différentes personnes ; j’ai obtenu des réponses à des questions, par des étincelles de lumière
brillante, jaillissant un nombre déterminé de fois devant mon visage. J’ai vu des jets de lumière s’élevant de la table au plafond, et de nouveau, tombant sur la table, la frappant avec un son perceptible. J’ai eu une communication alphabétique donnée par les étincelles se formant dans l’air, tandis que ma main se mouvait parmi elles. J’ai vu un nuage lumineux flottant en haut vers une peinture. Dans les conditions les plus rigoureuses d’exactitude, j’ai vu plus d’une fois un corps solide, lumineux par soi-même, cristallin, placé dans ma main par une main qui n’appartenait à aucune personne se trouvant dans la chambre. En pleine lumière, j’ai vu un nuage lumineux planer au-dessus d’une héliotrope sur une crédence, en cueillir une branche et apporter cette branche à une dame ; et dans plusieurs circonstances, j’ai vu un nuage lumineux semblable se condenser sous la forme d’une main, et apporter de petits objets.
(Id. ibid, class VIII.)
SAINT- YVES D’ALYEYDRE
Guillaume- Alexandre, marquis de Saint-Yves d’Alveydre , est une des plus belles figures de VOccultisme contemporain. Son œuvre, sincère, élevée , est basée sur une érudition très variée, mais que Von regrette de ne pas voir suffisamment précisée. Nous avons extrait quelques pages d’un petit livre, devenu fort rare, Clefs de l’Orient, qu’il publia en 1877, chez Didier, au commencement de sa carrière d’écrivain. Saint-Yves d’Alveydre passa les
SAINT-YVES d’aLVEYDRE
dernières années de sa vie dans une retraite presque absolue , à Versailles , et il mourut à Pau , laissant un cercle fort nombreux d’ admirateurs et de disciples.
CLEFS DE L ORIENT La Naissance
Il est quelque chose d’aussi grave que la mort : la naissance.
La Vie est le sourire de la Nature ; la Naissance est le baiser qu’elle donne à l’âme humaine.
Respect à la femme : la présence réelle de la Nature est en elle.
Ionah , la vertu plastique de la Nature , l’habite et s’y plaît.
Rouah, l’Esprit, l’Amour, descendu du Ciel se reposer et se jouer dans son cœur ; le grand secret de la Création lui sourit dans un enfant, lorsqu’une âme descendue en elle la regarde à travers les yeux.
Immortelle après la Mort, l’Ame l’est avant la Naissance.
Par la Femme, dans l’Etat-Social, les Ancêtres rentrent dans les Générations.
Evoqué à la Vie sociale conformément aux Mystères du Saint-Esprit et à ceux du Père, ou d’une manière profane, l’Ancêtre immortel, qui va devenir l’Enfant sujet à la Mort physique, vient, à son temps marqué, là où il doit venir.
Pendant cette évocation, qui commence par une promesse et un vertige d’immortalité, selon son degré dans les Hiérarchies psycurgiques, l’âme quitte l’un de ses séjours cosmogoniques, et vient.
Invisible, mais sensible aux coeurs épris, elle hante doucement la femme qu'elle doit hanter, et, durant neuf révolutions lunaires, noue ses effluves sidérales, par le sang et par l’Ame de la Mère, au corps terrestre dont la première aspiration va l’engloutir.
Ce nom d’Ame, en français, est magnifiquement conforme au Verbe céleste.
Il est la racine même de l’Amour.
Qu’est-ce que l’Ame?
Ouvrez avec les clefs voulues, le texte hébreu du Sepher Bœreshith, du Livre des principes cosmogoniques, et, si Dieu le veut, la Science divine des Sanctuaires égyptiens vous répondra par Moïse, et vous dira ce qu’est Aïsha, faculté volitive d’Adam.
Un Ancêtre vénéré a levé le premier voile du 9ens caché ; mais, pas plus que lui, je ne veux lever le second, si ce n’est en parlant du Mystère des Sexes et du nom de Iéhovah.
Voici tout ce que je puis dire pour le moment : Principe immortel de l’Existence, cause rayonnante à travers le corps visible et le corps invisible, l’Ame est.
La Théurgie la trouve ; la Psycurgie, qui est la science et l’art d’aimer et de vouloir, la prouve expérimentalement.
En Physiologie, elle est la force qui arrive et meut, attire ou repousse, élit ou élimine.
La naissance est donc grave : l’Amour et les Sexes sont choses religieuses ; et rien n’est banal dans la nature pas plus qu’en Dieu.