LES SEXES ET L’AMOUR
Dans ce Mystère, on peut entrevoir que si le Principe masculin exerce son autorité et le déploiement de ses
SAINT-YVES d’aLVEYDRE
forces cosmogoniques sur l’Essence des Etres, le Principe féminin dans l’Univers déploie son autorité et révèle ses puissances à travers leur substance organique.
L’essence des êtres relève d’Jod, la faculté mâle d’/od- Ile-Vau-Hé ; mais leur existence et leur subsistance, leur transformation et leur conservation relèvent de Hé-Vau- Héy Faculté féminine, véritable Epouse du Père que nous nommons Nature.
L’Amour, qui les unit à jamais, a été, par toutes les anciennes cosmogonies, reconnu comme le principe et la fin de leur indissoluble Unité.
Sauchoniaton, Moïse, Orphée, sont d’accord sur ce point comme sur bien d’autres.
La Nature unie à Dieu par la Force, par le lien mutuel de l’Amour, engendre de Rien, Tout, et, sans ce lien suprême qui est l’autorisation de l’Union des Sexes et du Mariage, cet engendrement qui constitue T Univers tomberait à Rien.
Dans le ternaire chrétien, l’Esprit divin , le Saint- Esprit , est l’Amour même, le souffle de vie, en ce qui concerne l’animation psycurgique, en ce qui regarde leur animation intellectuelle, leur résurrection spirituelle, dans l’homme et dans les hiérarchies d’Etres qui le relient à la Divinité.
Son vrai nom se trouve dans la cosmogonie commune aux trois cultes.
Dans la pensée de Moïse, le Saint-Esprit n’est pas une abstraction (les prêtres égyptiens, ses maîtres, ne perdaient pas leur temps en rêveries métaphysiques) ; mais une force dans la hiérarchie des forces divines.
Cette puissance divine, l’initié du temple d’Isis et d'Osiris la nomme Rouah GElohim le souffle roulant de Lui-Elle-les-Dieux ; et en descendant la hiérarchie des
forces cosmogoniques suivant la méthode des Sciences divines, elle est à une quarte diatonique de la lumière, la précède et la crée dans tous les chaos, quels qu’ils soient.
F.-CH. BARLET
Barlet est incontestablement le plus savant , le plus sérieux et le plus grand des occultistes contemporains. Il possédait une très belle culture scientifique et philosophique , qui lui permit d’étudier les élucubrations extravagantes des vieux auteurs ésotériques en y apportant l’esprit de critique , l’ordre et la méthode dont il ne faut jamais se départir en pareille matière . Il fit preuve d’une extraordinaire puissance de travail , et conserva , dans l’âge le plus avancé , une parfaite lucidité de pensée qui lui permit d’apporter beaucoup de lumière dans ces sciences ténébreuses. Son œuvre est trop connue et son éloge a été fait assez souvent pour que nous ne nous étendions pas davantage sur son sujet. Nous citons de lui quelques aperçus sur V astrologie , un de ses sujets favoris , et une belle page extraite d’un de ses premiers ouvrages : Essai sur l’Evolution de l’Idée, paru en 1887. On remarquera combien l’occultisme tend de plus en pim à devenir scientifique et à s’aider des moyens puissants que lui fournissent les découvertes modernes , seule voie actuellement possible pour V éclaircissement de tant de mystères qui nous entourent , et qui éliminera définitivement le charlatanisme d’un domaine où il a trop longtemps régné en maître.
F. CH. BARLET