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PHYSIOGNOMONIE ASTROLOGIQUE

L’observation la plus élémentaire montre que toute forme correspond à un caractère spécial, à quelque règne qu’appartienne l’être ou l’objet qui en est revêtu. Chaque minéral a sa cristallisation propre, et ceux qui ont la même ont aussi les mêmes propriétés ; c’est ce qui constitue l’isomorphisme des chimistes. Toute classification du règne végétal est fondée sur la forme, et les plantes rassemblées ainsi dans la même famille offrent à l’alimentation, à l’industrie ou à la médecine des ressources analogues.

L’homme ne pouvait échapper à cette loi. Sans doute il peut, dans une certaine mesure, maîtriser les forces qui ont imprimé sur lui leur cachet à sa naissance, de même qu’il arrive à dominer toutes celles qui tourbillonnent autour de lui pour les plier à son usage ; mais il ne peut empêcher qu’elles se révèlent par la forme qu’elles lui ont imprimée. La plupart du temps aussi il s’abandonne à leurs fluctuations plutôt que de songer à les diriger, de sorte que sa forme les dénonce nettement jusque dans le moindre de ses mouvements, comme dans tous les détails de sa forme.

Celui donc qui saura lire, ou cette forme individuelle de l’homme, ou les résultantes des forces cosmiques qui l’agitent et, le plus souvent, le déterminent, celui-là saura lire aussi à l’intérieur du caractère, du tempérament qu’il voit fonctionner.

C’est ainsi que s’explique la science qui, sous le nom générique de physiognomonie comprend toutes les révélations du caractère par la forme.

Si la science astrologique est vraie, si la formation de tout être individuel dépend intimement de l’état du

ANTHOLOGIE DE L’oCCULTI8ME

milieu où il naît ; si les influences de ce milieu peuvent se ramener à sept types principaux issus de quatre éléments primitifs* et soumis au cycle duodénaire de la vie, il doit en être de même des formes que ces influences ont engendrées ou diminuées

Le quaternaire des principes (feu, air, eau, terre, c’està-dire : expansibilité, réactivité, plasticité, et condensation), correspond dans l’organisme humain : à la mentalité (nommée souvent esprit), la sensibilité nerveuse, la sentimentalité (nommée souvent âme), et la force corporelle. Il représente aussi la série décroissante en subtilité des matières dont nous sommes constitués. Or, de même que ce qu’il y a de plus subtil dans les choses physiques de la terre est aussi le plus léger, et par conséquent le plus élevé au-dessus du sol, tandis que ce qu’il y a de plus grossier est aussi ce qui est le plus lourd et le plus concentré : de même dans l’ensemble de l'organisme humain aussi bien que dans chacun de ses détails, le plus subtil se trouve dans les parties les plus élevées du corps ou de l’organe (comme dans la tête), et le plus grossier se rassemble dans les parties basses (comme dans l’abdomen). Les manifestations extérieures elles-mêmes seront d’autant plus lourdes et plus épaisses qu’elles seront plus éloignées de l’idéal.

Des caractères analogues se retrouvent dans l’écriture. Le caractère spirituel aura une écriture minime pour ainsi dire : déliée, fine, légère, petite ; au contraire le matériel formera des lettres grosses, écrasées, grandes et rondes. Tous deux donneront à leur écriture une direction verticale ou à peu près, comme s’ils étaient dirigés eux-mêmes l’un de haut en bas, l’autre de bas en haut ; les lettres des intermédiaires, au contraire, seront inclinées, mais chez eux par des raisons trop longues à don-

F. CH. BÀRLET

ner ici, les formes typiques se croisent pour ainsi dire ; le type d’air écrit plus droit, mais plus largement ; celui d’eau plus incliné, mais plus délié et plus petit. (L’Eau est l’esprit de la Terre ; et l’Air est le Corps du Feu). Il est fort rare de trouver l’un de ces quatre types à l’état de pureté ; presque toutes les constitutions sont composées par la combinaison de ces éléments.

(La Science Astrale , 1904).

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