‹ Anthologie des écrivains français (volume 3)Chapitre 36 sur 70 · HENRI LAVEDAN — 1U · texte numérisé non relu

HENRI LAVEDAN — 1U

de vivre d'une vie plus étroite, plus familière, plus intime, c'est-à-dire d'une vie nationale avec le groupe historique auquel le rattachent de séculaires amitiés?

Et comme c'est la classe des salariés, comme c'est, en tous pays, la classe prolétarienne qui pressent le mieux l'ordre nouveau, parce qu'elle souffre le plus de l'ordre présent, comme c'est elle qui, dès aujourd'hui, prépare le mieux l'accord international du prolétariat, avec elle et comme elle, nous sommes internationalistes pour préparer l'abolition des iniquités sociales qui sont la cause des guerres et des guerres qui sont le prétexte des armées.

Mais en attendant cette réalisation de la paix internationale par l'unité socialiste, il est du devoir de tous les socialistes, dans tous les pays, de protéger chacun leur patrie contre toutes les agressions possibles.

(Discours prononcé a la Chambre des députés, le 7 avril 1895.)

Bibliothèque du Parti ouvrier.

i8^^p HENRI LAVEDAN*

Chez une amie commune.

Madame Prunier, cinquante ans.

Madame Lourdain, quarante-cinq ans.

Mademoiselle Lourdain, vingt-deux ans.

M. Duflac, cinquante-cinq ans.

Paul Duflac, trente ans.

Chez M™« Prunier, qui habite un bel appartement au premier étage, avec balcon, boulevard Magenta. M"^ Prunier est au salon avec les Lourdain, quand la domestique introduit les Duflac, père et fils.

]VIme Prunier, se levant. — Ah ! quelle surprise ! Permettez, cher monsieur, que je vous présente à mon amie, M™^ Lourdain, dont vous m'avez si souvent entendu parler.

* LAVEDAN (Henri-'Léon-iLm.Wt), né à Orléans en 1859. Les grands journaux parisiens s'ou\Tircnt à lui de bonne heure pour insérer sous sa signature des peintures satiriques des mœurs du monde, ou plutôt des divers

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