‹ Anthologie des poetes bretons du 17e siecleChapitre 11 sur 40 · Semaine de Gamon, 5* jour, p. i56 (édition de · texte numérisé non relu

Semaine de Gamon, 5* jour, p. i56 (édition de

Hé ! qui es-tu, chetif, petite fange infaite *, Pour blazonner Moyse et le Royal Prophète?... Tu montres le chemin à la postérité D'impugner, ô malheur ! la sainte vérité, Et les divins arrests comme toy contredire. Pour chacun à son gré leur faire un nez de cire...

Les arguments de Gamon font rire de pitié ; conçoit-on une habitation somptueuse — comme Test, au plus haut degré, le ciel, — sans eaux vives, sans fontaines !

Quoy, si nôtre grand Roy te recevoit en joye, Soit à Fontainebleau ou Saint-Germain-en-Laye, Te montrast ses trésors, puis ses larges pourpris, Ses beaux compartimens et parterres fleuris, Sesgrans parcs, ses jardins et leurs belles allées De scieure de marbre ou d'albâtre sablées. Ses chambres, cabinets, antichambres et lieux Où luisent l'or, l'agathe et l'ophite à qui mieux, De là ses beaux viviers et ses fontaines rares. Où les Nymphes jouant font cent mille fanfares De musique d'oyseaux, d'orgues et de hauts-bois, Qui Famé des oyans ravissent de leurs voix, Dirois-tu sagement le Roy n'estre pas sage L'élément crystallin prenant à son usage. Et ses jardins ornant de musicales eaux ?...

J'ai cité tout au long ce joli passage sur les résidences royales, Fontainebleau, adopté par les Valois pour y passer l'automne, Saint-Germain , mis à la mode par Henri IV ; en écrivant ce qui suit, notre poète avait en vue Paris traversé par la Seine, déjà

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