BLANCHE LA MONTAGNE
Et ceux pour qui la vie est lourde, Ceux, hélas! dont la main est gourde, Dont le pied saigne à chaque pas, Seigneur, tous ceux dont l'âme pleure, Ceux-là rêvent à Ta demeure, Où la lampe ne s'éteint pas. . .
Ceux dont les yeux sont pleins de larmes,
Et le cœur lourd d'alarmes,
Rêvent aux jours éblouissants
Où, sous la lampe lumineuse,
Dans Ta demeure bienheureuse
Ils s'assoieront près des absents!. . .
Quand les lampes sont allumées,
Que les fumées
Montent dans le noir, Seigneur, mon âme douloureuse Rêve à Ta Maison bienheureuse,
Le soir ! . . .
{La Vieille Maison)