ASSURÉ CONTRE LES ACCIDENTS
En récompens' de nos services, L' bourgeois nous a fait un présent ; Y nous a donné un' police D'assuranc' contr' les accidents.
Si j'me faisais mal à l'ouvrage, Au lieu d'crever d'faim pis d'brailler, Je r'cevevrais la moitié d'mes gages, Tant que j 'pourrais pas travailler.
Pis, si y'arrivait que j'me fasse Tuer à l'ouvrag' par accident, Ma femme aurait un beau muT piasses Te-suite après mon enterr'ment,
Mill' piass's' pensez-y don', mill' piasses! Avec ça, ma femm' s'achet'rait Un restaurant d'crème à la glace; A vivrait comme un'rein', pas vrai ?
A pourrait êtr' sans inquiétude, Rapport qu'ça paye, un restaurant.
Mon Jos pourrait fair' ses études, Pis ma Jeanne irait au couvent.
Mill' piass's! Dir' que faudrait que j 'meure Pour que tout l'inonde' viv' ben chez nous! C'est pas de c'que la mort m'épeure, Mais j'aim' ben ça, à vivr', moé-tou. . .
Mill' piass's!. . . C'est pas un' bagatelle! Ma femm' s'trouvr'ait rich' pour toujours!. . . Mon Yieu! j's'rais ben content pour elle, Si j'me faisais tuer queuqu' bon jour. . .
{Quand fparV tout seul)