‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 228 sur 241 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Pour remuer avec les paumes de mes mains

Les nuages du Nord aux vagues écumeuses,

Je quitterai la plaine et ses huttes dormeuses

Où le trèfle dolent finit près des chemins

Comme une mer qui vient mourir au bord des plages.

J'irai sur la montagne où l'aube aime à s'asseoir.

Je monterai toujours, pensif comme le soir,

Oubliant peu à peu la rumeur des villages

Et les pactes menteurs qu'entre eux font les vivants,

Jusqu'à ce que mon cœur soit seul avec les Vents.

(A travers les Vents)

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