LA PÉRENNITÉ DE LA CROIX
La vie tressaille enfin au cœur du paysage . . . Les siècles battront l'air de leurs ailes d'airain, Et ce bois qui se dresse, offert aux vents humains, Pourra céder son être, en poussière, au rivage ;
Mais ton geste, ô Cartier, aura dompté les Ages. Du semis répandu sur les bords trifluviens, Les moissons jailliront et les arbres chrétiens Lèveront vers le ciel leurs cimes en hommage.
Par les cités, les bourgs, les hameaux, les collines,
Le peuple dressera le signe de sa foi
Au fronton des palais, comme au seuil des chaumines.
Et d'argile ou de pierre, ou de marbre, ou de bois, Multiples, jailliront, — bras éployés, — les croix, Tendant vers Dieu le fruit de leurs moissons divines.
{Bas-Reliefs)