‹ Anthologie des poetes canadiensChapitre 91 sur 241 · JEAN CHARBONNEAU · texte numérisé non relu

JEAN CHARBONNEAU

S'il préfère la nuit à la splendeur des jours, C'est qu'il sait mépriser les fausses apparences.

Il n'a pas revêtu le corps matériel

Que l'on pourrait décrire en une simple phrase,

Car étant descendu d'un royaume irréel,

Nous ne l'entrevoyons qu'à travers notre extase.

Et comme il est un souffle inspiré par les dieux, Accueille dignement le Rêve en ta demeure, Car ce flambeau divin, invisible à tes yeux, S'en vient illuminer ta vie intérieure.

{V Ombre dans le Miroir)

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