POÉSIE DES FEUILLES
Splendeur des bois de mon pays, Vous toutes, les feuilles que j'aime Et dont le Nord clôt le poème, Lorsque sont mûrs les blonds mais, Combien nombreuses, les jours gris, Dans les sentiers le vent vous sème, Vous toutes les feuilles que j'aime, Splendeur des bois de mon pays !
Vous n'êtes plus l'orgueil des chênes, Des érables et des bouleaux
Qui chantèrent le long des eaux Et dans le clair lointain des plaines.
Mon âme, 6 feuilles, sent vos peines Et suit vos deuils sur les coteaux, Pleurant la grâce des bouleaux
Et le hautain regret des chênes.
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Vous étiez la gloire de juin,
Le frais manteau des forêts vertes...
O feuilles qui tombez inertes .
Comme un oiseau blessé soudain, Vos tons de rouille et de tanin Afiligent les routes désertes, Manteau souillé des forêts vertes, Feuilles mortes, gloire de juin !
(Les Horizons)