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L'USINE-MINOTAURE E (Gazette rimée) h à (1908)
Aux fill d'la fact'rie d'coton, respectueusement je dédie. ET
Ah ! parents, vous payez trop cher !
Faut-il que le Travail restaure Le barbare impôt de la chair
Offert jadis au Minotaure ?
Minette atteignait ses quinze ans N'avait jamais quitté le gîte D'une famille d'artisans.
C'était une pauvre petite.
Mais pour faire aller la maison — Malgré la chère créature, Qui dut se rendre à la raison — Elle entrait à la filature.
Et tous les jours, du même pas, Sous le même manteau noisette, Elle allait portant son repas Hnveloppé d'une gazette.
Auprès des longs fuseaux d’airain Elle penchait sa maigre échine, Laissant filer, filer le brin,
î Pour alimenter la machine.
Les keurts des engins tapageurs, É L'engrenage guettant des proies, : Mêlaient des hurlements rageurs À la tempête des courroies.
Tremblante, dans ce bruit d'enfer, Elle a des frayeurs ridicules,
‘ Croyant que les monstres de fer Vont l’étreindre de leurs tentacules.
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Les contremaîtres polissons Firent la première blessure L À ee cœur tout plein de ehansons, +: A cette âme sans flétrissure.
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