‹ Anthologie des poètes canadiens [microforme]Chapitre 181 sur 255 · L'AME ET LA GOUTTE DE ROSÉE · texte numérisé non relu

L'AME ET LA GOUTTE DE ROSÉE

Dites-moi ce qui luit aux branches du rosier ? C’est une goutte d'eau qui roule et qui scintille.

Minime et frissonnante, elle semble un brasier : C’est qu'en l’onde perlée un petit soleil brille.

A tout front, dites-moi, ce qui luit de la sorte ? C’est une âme qui souffre ou qui se réjouit.

Imperceptible à l'œil et bien pauvre ! Qu'importe Si la divinité l’habite et la remplit.

L'âme et la goutte d’eau sont d’éternels miroirs, Reflétant par le monde une lumière douce :

Aux soleils des matins comme aux soleils des soirs Les objets de la route y passent sans secousse.

Mais la goutte, qu'est-elle? Une eau -cavent impure Qu'un vent léger dessèche impitoyabiement.

Seule l’âme reçut l’existence qui dure Et, l’image de Dieu, brille éternellement.

LRESRETEETIL

Ê pe

Comme elle resplendit, cette goutte de vie

Que le Ciel impartit aux malheureux humains !

Les vents peuvent venir, rager avec furie,

L'âme demeure, et Dieu la conserve en ses mains.

(Traduit du suédois d’Atterbom)

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