LE TEMPS JADIS
Si vous étiez la fée imposante et mystique
Dont grand’'mère, le soir, gravement me parlait Tandis qu’au coin du feu, vaillante, elle filait, Au bon vieux temps jadis, amant du fantastique.
Et si vous possédiez la baguette magique
Qui changeait en beau gars le bossu le plus laid, En un prince charmant le plus humble valet Et le plus vieux taudis en palais magnifique,
A mes plus chers désirs donnant un libre essor, Je ne vous prierais point de me verser de l'or, Je ne réclamerais ni gloire, ni trophées.
Mon désir est plus simple, et tenace pourtant : Je vous demanderais de me rendre à l'instant Le bon vieux temps jadis où je croyais aux fées.