‹ Anthologie des poètes canadiens [microforme]Chapitre 32 sur 255 · UN CANADIEN ERRANT · texte numérisé non relu

UN CANADIEN ERRANT

Un Canadien errant, Banni de ses foyers, Parcourait en pleurant Des pays étrangers.

Un jour, triste et pensif, Assis au bord des flots, Au courant fugitif

Il adressa ces mots :

«Si tu vois mon pays,

Mon pays malheureux, Va, dis à mes amis

Que je me souviens d'eux.

«O jours si pleins d’appas, V us êtes disparus,

Et ma patrie, hélas!

Je ne la verrai plus.

«Non, mais en expirant, O mon cher Canada, Mon regard languissant Vers toi se portera. »

Louis-Joseph Fiset

Fiset a surtout collaboré, en vers et en prose, à la Ruche littéraire, aux Soirées canadiennes, à la Littérature canadienre, au Foyer canadien et au Journal de l’ Éducation.

Louis-Joseph-Cyprien Fiset naquit à Québec, le 3 octobre 1827. Sa mère, Mary Powers (de Londres), était la fille d’un officier de marine unalais: son père, le juge Louis Fiset, descendait d'une vieille famille française établie au Canada en 1656. Il fi ses études partie sous un précepteur et partie au Séminaire de Québec, où il eut pour professeur

le futur cardinal Taschereau. Admis au barreau à l'âge de vingt-trois uns (24 novembre 1848), on ne peul dire ce rendant que la profession #9 ); I Le d

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d'avocat l'ait jamais intéressé. La polilique, pendant de longues années, devait l'absorber bien davantage. En 1861 » Fiset élait nommé, par le ministère Cartier, protonotaire-con joint de la Cour Supérieure à Québec, position qu’il occupa jusqu'à sa mort, survenue en 1898.

€... Imagination charmante, au vol gracieux; poète délicat, au vers élégant. » (Hecror FABRE)

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