VOISINAGE
Je l'apercevais tous les jours, Le matin, fraîche à sa croisée Comme une goutte de rosée, Avec ses grands yeux de velours.
Et je me délectais toujours De cette chair tendre et rosée Où semblait s'être reposée Quelque troupe de blonds amours.
Je manque parfois de hardiesse.
Mais si vive était ma tendresse, Que je l'eusse abordée enfin
Si je n'avais pas vu paraître, Par un beau soir, à sa fenêtre, Ma fauvette... avec un serin.