‹ Anthologie des poètes de MontmartreChapitre 152 sur 160 · VOISINAGE · texte numérisé non relu

VOISINAGE

Je l'apercevais tous les jours, Le matin, fraîche à sa croisée Comme une goutte de rosée, Avec ses grands yeux de velours.

Et je me délectais toujours De cette chair tendre et rosée Où semblait s'être reposée Quelque troupe de blonds amours.

Je manque parfois de hardiesse.

Mais si vive était ma tendresse, Que je l'eusse abordée enfin

Si je n'avais pas vu paraître, Par un beau soir, à sa fenêtre, Ma fauvette... avec un serin.

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