PAUL MARROT
trouve de fort jolies pièces où le philosophe nuit parfois peut-être un peu au poète.
Il nous souvient d'un joli titre de volume, demeuré inédit, Les cabarets de rame. L'auteur dénommait ainsi les religions, les cultes et autres diverses succursales de l'idéal où vont se griser les poètes.
Paul Marrot ne fut jamais un assidu du Chat Noir. Il donna au journal de la maison quelques pièces de vers, paya quelquefois de sa personne comme diseur, mais il était bien trop indépendant pour s'inféoder à Rodolphe Salis.
Dans les dernières années de sa vie ; il faisait la critique dramatique dans un journal parisien. La Lanterne.
On lui doit les paroles d'un certain nombre des chansons de Fragerolles: La Sentinelle, La Liberté des champs, V Hôtesse de France (qui fut chantée par Thérésa).
Paul Marrot a été trouvé mort dans son lit, un matin de 1907, dans une modeste chambre meublée qu'il occupait à Montmartre.
248 ANTHOLOGIE DES POÈTES DE MONTiMARTRE