‹ Anthologie des poètes du Divan. Avec une introductionChapitre 28 sur 86 · III. LES FEUILLES MEURENT · texte numérisé non relu

III. LES FEUILLES MEURENT

Détourne de ton front l'exemple des feuillages ; Ce sont des cœurs légers qu'a séparés l'hiver. Nos pas remonteront le cours glacé des âges. Nous retiendrons les lys avec des nœuds de fer.

Et nous enchaînerons l'automne aux mains sanglantes. Et nous clouerons le bois des rosiers dans le mur. Et, par nos doigts liées, leurs mânes expirantes Chercheront dans nos yeux la trace de l'azur. {La Grappe de raisin.)

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