‹ Anthologie des poètes du DivanChapitre 61 sur 85 · NOTRE PAIN QUOTIDIEN · texte numérisé non relu

NOTRE PAIN QUOTIDIEN

Peu sensible aux plaisirs que la terre lui laisse, A ses chagrins humains indifférent aussi, Le poète est semblable à ce roi sans richesses Qui, souriant et grave, à l'auberge est assis : Avec le miel des jours il nourrit sa tristesse. Et sa faim de tendresse avec leur pain rassis. (Le Livre des Saurs.)

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