‹ Anthologie des poètes français du XIXème siècleChapitre 127 sur 131 · RÉVEIL · texte numérisé non relu

RÉVEIL

O toi, dont je reste interdit, J'ai donc le mot de ton abîme !

N'importe quel baiser t'anime :

Un passant; de l'or; tout est dit.

Tu n'aimes que comme on se venge ;

Tu mens en cris délicieux ;

Et tu te plais, riant des cieux,

A ces vains jeux de mauvais ange.

En tes baisers nuls et pervers Si j'ai bu vos sucs, jusquiames, Enchanteresse entre les femmes Sois oubliée, en tes hivers!

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