‹ Anthologie des poètes français du XIXème siècleChapitre 81 sur 131 · LE T LO C^G E U · texte numérisé non relu

LE T LO C^G E U

Comme un marin hardi que la cloche aux flancs lourds Sous l'amas des grands flots refoulés avec peine Dépose, en frémissant, dans la terreur sereine Des vieux gouffres muets, immobiles et sourds,

Quand le poète pâle, en descendant toujours, Tout à coup a heurté le fond de l'âme humaine, L'abîme étonné montre à sa vue incertaine D'étranges habitants dans d'étranges séjours :

Sous les enlacements des goémons livides Blanchissent de vieux mâts et des squelettes vides : Des reptiles glacés circulent alentour;

Mais lui, poussant du pied l'ignoble pourriture, Sans se tromper poursuit sa sublime aventure, Prend la perle qui brille, et la rapporte au jour !

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