PARAPHRASE
A Guy Lavait d.
Toi qui tends à l'Amour les trésors de ta robe D'un geste qui dédie aux astres les tombeaux. Fane sur eux encor les pétales de l'aube Afin que les couchants de la rose soient beaux.
Sœur de la rose, ô mer, et tes rythmiques flots Qui pâment sous l'aurore en la chair descendue, Tu feindras la fureur humaine des sanglots Pour figurer l'Amour à qui la mort est due.
Mais ton écume, azur moutonnant à sa suite, Fera s'émerveiller la ligne du baiser Si la vague du soir se précise et m'invite, Presque une sœur vivante, à te paraphraser,
Toi qui nous fais un ciel des clartés de l'espace, Amour, ô mort blottie en une chair qui passe.