IV. VISION
Un vieux château, debout sur la hauteur,
Se dresse au-dessus de la ligne
Qui fuit vers d'infinis ailleurs.
Roi des âges, debout dans le rôvc de la hauteur,
Lui-même il est. le rêve immobile de la hauteur.
Et veille sans un bruit, sans un sursaut et sans un signe.
Il est celui que les siècles ont couronné, Et qu'on a toujours vu, depuis les temps, sur la colline. 11 est le passé fier qui. s'attachant à ses racines, Regarde à ses pieds fuir le moderne déraciné .
Et du pont métallique, où courent des frissons de fer,
Dans la nuit c'est étrange à voir,
Ce grand pétrifié sur cette route des éclairs,
Sur ces hurleurs de feu ce palais du silence noir.