AUBE INTÉRIEURE
A Mlle Marguerite L. G.
Le ciel intérieur du renaissant automne Autour de ton front d'ombre et jusqu'en l'au delà De tes yeux se recueille, une aurore s'étonne De répandre, par toi, cette clarté qui va Triompher de la nuit houleuse et de la nue... Debout sur la jetée où l'instant s'exténue, Oh! reflète, abhorrant la brutale venue, L'atroce pureté du sidéral éclat. . .
Cependant que le ciel en ton cœur s'insinue Regarde, à l'horizon ivre de flots lilas, Dans mille barques sans voilures, nageur las. Atténué des bleus dont la mer se colore
L'Azur ramer vers toi, — dévideuse d'Aurore! . . .Sache au moins de l'azur si sa suavité N'est faite de la mort de regards plus amènes Car le rire a sonné des flots sur les carènes Désertes, maintenant qu'au joug de la clarté Nous ne pouvons plus voir les étoiles filantes Et gue sur notre espoir frappé de cécité Le jour sonore a clos les lumières silentes...